Après ses obsessions bien connues sur les quantités de sauce (toujours plus !) et l’assaisonnement (rien de fade, s’il vous plaît), Jean-Luc Boulay a développé un nouveau mantra à l’émission Les chefs ! : « En faire moins, mais le faire bien. »

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA

Les chefs ! en visite à La Nouvelle-Orléans

On aurait cru entendre le premier ministre François Legault qui analysait le nombre d’immigrants que le Québec accueillera dans les prochaines années : « On va en prendre moins, mais on va en prendre soin. »

Plus bourru qu’à l’habitude, Jean-Luc Boulay a répété plusieurs fois son slogan fétiche flambant neuf, lundi soir, en observant les assiettes extra garnies de Renaud-Philip et de Romain, entre autres.

« Mon Dieu qu’il se complique la vie ! », s’est impatienté Jean-Luc Boulay à propos du menu 12 services de Romain, qui comprenait une émulsion à la bisque, un beurre clarifié infusé au paprika, du chou-fleur mauve de style « pickled » et une tombée de chou.

Belle joueuse, l’animatrice Élyse Marquis a rappelé que les concurrents, galvanisés par leur voyage (commandité) à La Nouvelle-Orléans, espéraient simplement épater les juges. 

« Je ne veux pas en avoir plein la vue, je veux en avoir plein les papilles », a tranché Jean-Luc Boulay, comme la lame affûtée d’un couteau japonais à 2600 $. Oui, ça existe.

Jean-Luc Boulay n’était pas dans son assiette et Pasquale Vari non plus, irrité, lui aussi, par les mises en place trop longues de la brigade.

Quand Julien a déroulé son plan de match culinaire, soit un sabayon de poivrons aux épices cajuns, de l’alligator frit, des queues de homard poêlées avec du beurre épicé, un maïs grillé et une salade fraîche à base d’oignons verts, Pasquale Vari a roulé des yeux. « Il y a comme six recettes dans un même plat », a-t-il ajouté, peu impressionné, comme dans une chanson populaire de Shania Twain.

OK, tu as pêché toi-même ton alligator ? Ça ne m’impressionne pas du tout !

PHOTO RADIO-CANADA

Alligator et homard glacé, une recette de Sébastien dans Les chefs !

La compétition de cette 10e saison des Chefs ! est aussi relevée qu’une soupe à la tortue bien épicée. Il n’y a qu’à entendre les cris gutturaux de Camilo — c’est chaaaud, oui, cheeef ! — pour s’en convaincre.

J’aime beaucoup l’énergie, la constance, le sourire et le talent de Sébastien, un des favoris pour remporter la toque d’or. Camilo et Guillaume le chauffent dans le haut du palmarès.

Un dernier truc pour ne pas rater vos huîtres Rockefeller ? Ne jetez jamais le précieux jus de ces mollusques, Seigneur Jésus. Des plans pour que Jean-Luc Boulay ne finisse pas la saison avec toute sa tête !

Sortez la sauge !

Pendant ce temps à TVA, ça sentait la sauge brûlée chez Jennifer de Si on s’aimait, qui purifiait son appartement montréalais du passage de Mike, qui a (enfin) obtenu son 4 % de l’émission.

Aucune affinité, aucun goût commun, ces deux-là ont poussé leur relation bien au-delà de sa date d’expiration. Mike le disait lui-même à la thérapeute Louise Sigouin qu’il n’était plus bien dans cette expérience. Et nous non plus, ça tombe bien. Tout le monde gagne !

L’épisode de lundi soir a de nouveau été une succession de moments très inconfortables : Jennifer a fait un long FaceTime avec son chien Casper (Zzzz) tandis qu’Anyck a dit de Fanny qu’elle parlait comme un « trucker » (allô le romantisme).

Ah oui, avant de prendre congé l’un de l’autre, Mike et Jennifer se sont autoqualifiés d’êtres de lumière. Ce n’est pas une blague. Deux êtres de lumière. Eh bien.

Je manque de mots pour décrire l’escapade « romantique » de Jonathan et Marie-Ève, qui a impliqué un gâteau donné dans un bain, une confession sur un perroquet mort étouffé/écrasé pendant la nuit et un premier rapport sexuel « correct » dans une chambre d’une laideur sans nom. On dirait que tout ça ne se peut juste pas.

Mardi et mercredi, les épisodes ont gagné en profondeur, contrairement aux conversations de Marie-Ève et Jonathan. Jennifer a révélé que ses deux premiers copains — dont son mari — sont morts de façon subite, ce qui explique mieux ses comportements en relation amoureuse. Une blessure d’abandon, a observé Louise Sigouin, qui continue d’« adresser » les situations et les problèmes comme si le bon mot français n’existait pas.

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE L’ÉMISSION

Anyck et Fanny dans Si on s’aimait

Après cinq semaines de thérapie, les participants cheminent. Fanny écoute davantage Anyck, Jennifer semble prête à mieux vivre son deuil et Jonathan, comment dire, on comprend maintenant pourquoi il converse toujours avec Marie-Ève sur un ton infantilisant. Il a été moniteur de camp de vacances. Et son surnom, c’était Soleil. Cours, Marie-Ève, cours. Il n’est jamais trop tard, pour paraphraser Marie-Mai.