C’est le personnage qui déchaîne et divise le plus les 1,8 million de fans de District 31 : la Riopelle. La Riopelle comme dans Nancy Riopelle (excellente Geneviève Schmidt), la bête noire tenace de l’enquêteur Bruno Gagné (Michel Charette).

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Disparue depuis Noël, la Riopelle a finalement lâché un coup de fil à son ancien ennemi juré, qui a tué sa fille Juliette lors d’une poursuite policière. « Allô, mon beau Bruno, c’est Nancy. Ç’a marché, notre affaire, tu vas être papa, je suis enceinte. » Boum.

Pas de doute raisonnable, ici. Nancy Riopelle est de retour pour semer la pagaille. Selon mes infos, nous n’avons encore rien vu de toute la folie de cette femme qui souffre vraisemblablement d’une maladie mentale.

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Geneviève Schmidt incarne Nancy Riopelle dans District 31.

« Je voulais qu’on oublie Nancy, que le temps passe et que ça pète dans la face du téléspectateur, après deux mois et demi », indique le scénariste de District 31, Luc Dionne.

Maintenant, la question qui nous brûle tous les lèvres : Bruno a-t-il vraiment couché avec Nancy Riopelle ? Bruno jure que non. Nancy raconte une version complètement différente. Alors, qui ment entre les deux ?

Luc Dionne promet que nous découvrirons la vérité d’ici la fin de la saison. Comme il s’agit de District 31, préparez-vous à quelques détours surprenants.

Oui, Nancy Riopelle, une experte en manipulation, pourrait porter un enfant. Mais s’agirait-il de celui de Bruno ? Je ne pense pas. Préparons tout de suite la trousse du test d’ADN.

Débarquée en septembre dans le populaire feuilleton de Radio-Canada, Nancy Riopelle a tout dévasté sur son passage. Moi, je l’aime beaucoup avec son appartement aux couleurs vives des années 90, ses chandelles Glade et son café instantané.

« Les gens tiennent au personnage de Nancy Riopelle tout en la détestant », constate le coproducteur de District 31, Michel Trudeau, de chez Aetios Productions.

Depuis quelques épisodes, Luc Dionne distille des informations éclairantes sur le passé de la Riopelle. Méprisée par sa mère, battue par son père alcoolique, Nancy Riopelle n’a pas non plus été une maman exemplaire. Sa sœur Jacynthe (Marion Van Bogaert Nolasco) a toujours été la préférée des parents. Il y a de quoi accumuler autant de colère et de ressentiment.

À propos de la longue enquête sur le meurtre de l’adolescente Clara Beausoleil (Alexie Haddad-Cliche), Luc Dionne l’a tricotée pour illustrer la « vision tunnel » des policiers qui s’accrochent aux détails ne confirmant que leur hypothèse de travail, sans vérifier les angles morts.

Pour le moment, c’est l’énigmatique Julia Deveau (Bénédicte Décary) qui intéresse Florence Guindon (Catherine Proulx-Lemay) et Noélie St-Hilaire (Catherine St-Laurent), même si l’alibi de leur suspecte est béton.

Le financier Richard Jetté (Richard Thériault) ne m’apparaît pas très net non plus, tandis que la pauvre Christine Poupart (Noémie Yelle) ne comprend plus trop ce qui l’afflige.

Faudrait-il ramener l’entraîneur de volleyball (Julien Hurteau) en interrogatoire ? Le revirement prévu dans ce dossier nous jettera par terre, me dit-on. Il se produira dans l’épisode du jeudi 27 février.

Télé-Jeunes !

Après Le 422, L’académie, La dérape, La vie compliquée de Léa Olivier et L’effet secondaire, une autre télésérie visant un jeune public s’ajoute à une offre de plus en plus foisonnante.

Il s’agit de Six degrés du prolifique auteur Simon Boulerice (Passe-Partout, Tactik), que nous verrons sur les ondes de Radio-Canada à partir du jeudi 28 mai à 19 h 30.

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Noah Parker et Simon Boulerice sont du projet Six degrés.

Six degrés, inspiré du roman graphique Florence et Léon de Simon Boulerice, racontera l’histoire de Léon (Noah Parker), un malvoyant de 16 ans qui vit seul avec sa mère surprotectrice Marianne (Catherine Trudeau) à Saint-Isidore, en Montérégie.

Parenthèse, ici : un malvoyant ou un semi-voyant distingue encore des formes et des couleurs. Dans Six degrés, Léon a un œil complètement aveugle et la vision périphérique de l’autre se limite à 6 degrés, comparativement à 180 degrés pour la majorité des gens. D’où le titre de l’émission. C’est comme si Léon regardait le monde à travers le trou d’une paille.

Au début de la série, Léon perdra sa maman de façon accidentelle (indice : allergie à la moutarde) et atterrira à Montréal chez son père (Alexandre Goyette), un homme qu’il ne connaît pas et qui a refait sa vie avec une femme d’origine mexicaine.

C’est à sa nouvelle école que Léon croisera Florence (Amaryllis Tremblay), une camarade atteinte de fibrose kystique. Les deux deviendront très proches. Safia Nolin a composé la chanson-thème de Six degrés, qui comportera 13 épisodes de 30 minutes.

Simon Boulerice apparaîtra aussi dans sa série sous les traits d’Antoine, un professeur de français bienveillant. C’est une façon pour le scénariste de 38 ans de faire un clin d’œil au dramaturge Serge Boucher (Fragile), qui lui a enseigné, pour vrai, en troisième et cinquième secondaires.

Dernière anecdote : l’ami de Simon Boulerice, Méridick Forest, est lui-même malvoyant. Il a donc été un allié précieux dans l’écriture de Six degrés.