Sans blague, une 481e adaptation du roman Dracula de Bram Stoker ? Non merci. Ça me tente autant de visionner cette resucée que de mordre dans du boudin cru ou de siffler une pinte de sang du groupe O négatif.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Pourtant, l’algorithme de Netflix ne lâchait pas le morceau (de chair). Spécialement choisi pour vous : Dracula. Vous devriez aimer : Dracula. OK, OK, Dracula, ce sera (sacrez-moi patience, Seigneur).

Le nom des deux producteurs de cette minisérie britannique, les deux mêmes qui ont ravivé la franchise Sherlock Holmes avec l’épatant Benedict Cumberbatch, rassure immédiatement. Le comte Dracula a été confié à des experts en réinvention moderne de personnages mythiques. Pas de danger de saignée souffrante ici.

PHOTO FOURNIE PAR NETFLIX

L'acteur danois Claes Bang dans Dracula

Dès le premier épisode, le charme de ce Dracula — raffiné, drôle et furieusement intelligent — opère. Et sans avoir vu la lumière du jour, j’ai tout dévoré.

Il ne s’agit pas, allô, d’un exploit comparable à celui de s’enfiler 15 ans de Grey’s Anatomy. Car la minisérie Dracula, coproduite par la BBC et Netflix, ne contient que trois épisodes de 90 minutes chacun. Format parfait pour un week-end de tempête.

C’est sexy, terrifiant et bourré de repartie. Ça ne s’apparente pas du tout à Twilight ou à True Blood. C’est plus flamboyant et exagéré. Plus gore et gothique, également.

Le premier épisode, campé en 1897, est probablement celui qui ressemble le plus à du Dracula classique, avec crocs, croix et cape. Enfermé dans son inquiétant château en Transylvanie, le comte Dracula héberge un avocat londonien (le fameux Jonathan Harker), qui confiera par la suite son séjour d’horreur au personnage le plus intéressant de la série, sœur Agatha (Dolly Wells).

Cette nonne voilée, qui vit dans un couvent à Budapest, vole la vedette. À propos de sa vocation chancelante, limite disparue, sœur Agatha déclarera : « Comme beaucoup de femmes de mon âge, je suis prise dans un mariage sans amour et j’y reste dans le seul but de garder un toit au-dessus de ma tête. »

Même s’ils évoluent au XIXe siècle, du moins au départ, les personnages tiennent des propos actuels, toujours teintés d’humour britannique. Notre Dracula, joué par l’acteur danois Claes Bang, drague autant de femmes que d’hommes. Pourquoi, diable, faudrait-il « genrer » le vampirisme ?

Bien sûr, la minisérie ramène toutes les figures emblématiques du roman de Bram Stoker, comme le Dr Van Helsing, mais sous une forme que je ne divulgâcherai pas.

Après le long voyage sur le Demeter, le troisième et dernier épisode de Dracula nous ramène à Londres, en 2020. C’est peut-être le moins réussi, à mon avis, avec une fin super cucul.

Pour conclure avec un jeu de mots encore plus cliché, Dracula vous rendra assurément « à crocs » (je suis maintenant prêt pour le Bye bye 2020, merci).

Une naufragée connue

Mère de trois enfants et directrice aux ventes dans une entreprise de télécommunications, Simone, 37 ans, n’a pas créé les meilleures impressions dans la nouvelle saison des Naufragés de l’amour.

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Simone, candidate des Naufragés de l’amour

Dans le deuxième épisode, retransmis mercredi soir par Canal Vie, on a vu cette candidate au fort caractère bouder et s’enfermer dans sa cabine parce que le célibataire pivot, Mathieu, ne l’a pas choisie pour une activité d’équitation. Bou-hou.

On s’entend : c’est ça, la base d’une téléréalité. Encaisser des refus. Assister aux rapprochements des autres. Et vivre des déceptions à la caméra.

Cette Simone, qui a obtenu une deuxième chance dans l’aventure, ne l’oublions pas, n’est pas une inconnue. Elle est la fille de la cinéaste et actrice Micheline Lanctôt.

Dans l’émission, Simone n’a pas encore parlé de sa célèbre mère, connue elle aussi pour son franc-parler.

Avec son nouveau rôle de célibataire pivot, peut-être que Simone aura la chance de montrer son côté moins « abrasif » ? On le lui souhaite. Parce qu’elle est sur le point de se faire jeter par-dessus bord.

Super mardi

Ça se corse entre Radio-Canada et TVA dans la guerre des cotes d’écoute du mardi soir. À 20 h, Toute la vie (814 000) chauffe sérieusement L’heure bleue (866 000). À 21 h, 5e Rang (788 000) résiste bien à Épidémie (877 000).

Quant à Julie Snyder chez V, ses chiffres en direct ont remonté à 243 000 téléspectateurs mardi. Et District 31 ? Toujours au top avec ses 1 546 000 accros. 10-4, mon commandant.