Le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, a annoncé en téléconférence vendredi la création d’un fonds d’indemnisation de 50 millions de dollars pour donner un coup de pouce au secteur audiovisuel au pays.

Luc Boulanger Luc Boulanger
La Presse

Il s’agit d’une mesure temporaire pour aider les producteurs indépendants à pallier l’absence de couverture d'assurance lors des arrêts de production liés à l’apparition de cas de COVID-19 sur les plateaux. Le ministre souligne que la pandémie a eu des « effets dévastateurs » sur l’industrie du cinéma et de la télévision.

Ce fonds donnera donc au milieu les moyens de réaliser leurs tournages, malgré les risques sanitaires liés à la COVID-19. Il sera administré par Téléfilm Canada, en collaboration avec le Fonds des médias du Canada. Ce financement permettra d’indemniser les sociétés de production indépendantes à la suite d’une interruption ou de l’abandon d’une production audiovisuelle admissible en raison de l’apparition de cas confirmés de COVID-19.

Il devrait être opérationnel d’ici quelques semaines. Pour être admissibles, les producteurs auront à respecter certains critères, comme avoir déjà établi un plan de sécurité COVID-19 ; ne pas être financé par un diffuseur pour les tournages ; et que leur boîte de production soit indépendante et canadienne.

« Avec cette nouvelle mesure, le gouvernement souhaite sauver des emplois à court terme. L’audiovisuel est un secteur important de notre économie qui embauche 35 000 personnes », a souligné le ministre Guilbeault, en affirmant avoir eu plusieurs discussions avec des acteurs du milieu qui lui ont fait valoir l’urgence d’agir.