Le nouveau détective Perry Mason de HBO/Super Écran ne ressemble plus du tout au propret et parfait Perry Mason du réseau CBS, qui a résolu presque toutes ses enquêtes entre 1957 et 1966.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Le Perry Mason de HBO/Super Écran est plus jeune, alcoolique, chiffonné et brisé par la Première Guerre mondiale, où il a combattu dans les tranchées françaises.

Le Perry Mason de HBO/Super Écran, joué par l’excellent Matthew Rhys, vedette de la tout aussi bonne série The Americans, n’est pas encore avocat, et cela paraît dans ses méthodes de travail. Il vole des objets à la morgue, contamine des scènes de crime et entre par effraction chez des inconnus.

Si vous aimez les téléséries à la Boardwalk Empire, le long métrage Chinatown de Roman Polanski ainsi que les vieux films noirs hollywoodiens, ce « remake » prestigieux de Perry Mason vous ensorcellera, telle Lana Turner dans Le facteur sonne toujours deux fois.

PHOTO FOURNIE PAR SUPER ÉCRAN

Le nouveau Perry Mason est incarné par l’excellent Matthew Rhys connu pour son rôle dans la série The Americans.

Super Écran héberge Perry Mason les dimanches à 21 h. En raison de la pandémie qui a paralysé les studios de doublage, la version française ne comporte actuellement que les sous-titres. Bonne nouvelle, cependant : dès juillet, plusieurs séries comme Westworld 3 hériteront d’une piste sonore en français, comme avant la COVID-19. Crave propose, de son côté, la version originale anglaise.

Les huit épisodes du nouveau Perry Mason se concentrent sur un seul cas, celui de l’enlèvement, suivi du meurtre, d’un bébé d’une famille modeste de Los Angeles. Quand le cadavre du poupon a été retrouvé, ses petits yeux avaient été cousus pour qu’ils demeurent bien ouverts.

Oui, c’est glauque et macabre. En fait, il s’agit d’anti-télévision estivale. On ne fait pas dans la légèreté ici.

Plus Perry Mason fouille dans le passé des parents du bébé mort, plus il déterre des informations qui racontent une histoire différente de celle des policiers. Les soupçons valsent alors entre le père et la mère, qui auraient orchestré eux-mêmes le rapt de leur garçon pour empocher la rançon. Mais leur plan a foiré, on dirait bien.

Plusieurs des suspects gravitent autour d’une populaire église dirigée par la charismatique sœur Alice (Tatiana Maslany, d’Orphan Black), qui vole la vedette. Un très beau personnage énigmatique.

Officiellement, Perry Mason travaille pour l’avocat (John Lithgow) qui représente le couple maudit. Officieusement, il travaille pour lui-même, pour sa rédemption, pour apaiser ses démons intérieurs.

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L’histoire se déroule dans le Los Angeles de 1931, une ville en ébullition qui se remet lentement du krach. Les images, la musique d’époque, l’atmosphère de gangster, tout est parfaitement maîtrisé.

Parfois longuette, l’intrigue gagnerait à être resserrée. Reste que Perry Mason est une série d’époque à l’esprit moderne, qui traite d’enjeux hyper actuels comme le racisme dans la police et les droits de la communauté LGBTQ. C’est à voir.

Aucun couple durable à Si on s’aimait

La coanimatrice Émily Bégin a affirmé en entrevue qu’un couple de Si on s’aimait tenait toujours, plus d’un an après la fin des tournages de la docuréalité de TVA. C’est faux.

Comme Marie-Ève et Jonathan ont implosé sous nos yeux, dans un nuage de moustiques et de vapeur de rot, et que Jennifer et Rémi ne sont même pas passés proche de se fréquenter, il ne restait qu’Anyck et Fanny comme candidats potentiels aux flèches de Cupidon.

D’ailleurs, Anyck alimentait joyeusement cette rumeur en affichant sur Facebook des vidéos de lui et de Fanny qui visionnaient les épisodes de Si on s’aimait ensemble. Et plusieurs téléspectateurs voulaient vraiment croire à cette romance atypique.

La vérité a éclaté jeudi dernier, au lendemain de la grande finale de Si on s’aimait. « Après l’aventure, j’ai mis fin à la relation avec Anyck parce que j’étais confrontée dans mes valeurs primordiales et il m’était impossible d’envisager une relation à long terme », a écrit Fanny sur sa page Facebook.

Là où ça devient croustillant, c’est pourquoi Fanny a rompu aussi rapidement. Fanny ne le dévoile pas publiquement « par respect pour Anyck et ses filles ». De toute évidence, ce n’est pas pour un truc mineur de picossage, de princesse ou de chochotte.

Aussi, selon mes espions, Marie-Ève et Anyck — ta-dam, revirement ! – se sont fréquentés en juillet et en août 2019. J’ai joint les deux célibataires à propos de cette idylle, et Marie-Ève n’a pas voulu commenter, tandis qu’Anyck a nié cette information.

Pendant la diffusion de la série, la gestion des participants de Si on s’aimait n’a pas été une sinécure. Ceux qui s’exprimaient trop sur les réseaux sociaux recevaient une longue mise en demeure signée par la patronne Anne Boyer de Duo Productions.

Entre eux, les candidats se sont également scindés en deux clans : ceux qui trouvaient que l’émission déformait la réalité et les autres, qui jouaient le jeu des apparences. Des menaces de poursuites judiciaires ont même flotté entre deux prétendants, toujours à couteaux tirés à ce jour.

Si jamais TVA donne le feu vert à une deuxième saison de Si on s’aimait, il faudra mieux encadrer les cobayes de cette expérience d’accompagnement relationnel. Sinon, le cabinet de Louise Sigouin sera monopolisé par des gens souffrant de stress télévisuel amoureux post-traumatique. Et ça ne fait pas partie des dualités au cursus.