Tapez Giri/Haji dans le moteur de recherche de Netflix, car ce captivant thriller nippo-britannique n’apparaît que très rarement dans la liste des titres les plus populaires de la plateforme américaine.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Pourtant, cette saga sanglante de yakuzas, qui se déroule entre Londres et Tokyo, vous captivera pendant huit épisodes d’une heure, c’est garanti. Tout ça, si les sous-titres en anglais ou en français ne vous rebutent pas, bien sûr. La version doublée n’existe juste pas.

Giri/Haji signifie « Devoir/Honte », deux puissants sentiments qui tiraillent le héros de la série, Kenzo Mori, un policier tokyoïte au passé compliqué. Taciturne, respecté et efficace, le flic Kenzo protège depuis plusieurs années son jeune frère Yuto, qui a rejoint l’une des deux plus grandes organisations criminelles de Tokyo. Woups. Très Caïn et Abel comme prémisse.

La paix relative entre les deux clans de yakuzas – l’équivalent de la mafia italienne – éclate quand le neveu de l’un des parrains est retrouvé mort à Londres, transpercé par un sabre appartenant à la famille rivale.

IMAGE FOURNIE PAR NETFLIX

Giri/Haji signifie « Devoir/Honte », deux puissants sentiments qui tiraillent le héros de la série, Kenzo Mori, un policier tokyoïte au passé compliqué.

Notre protagoniste Kenzo se rend donc dans la capitale britannique pour épingler l’assassin et le ramener discrètement au Japon. Le plan de match dérape (évidemment) et le polar Giri/Haji nous attrape de façon instantanée dans ses filets.

Chacun des huit épisodes est un mélange de films de Quentin Tarantino et de Guy Ritchie, mais avec plus de raffinement et de couches dans le scénario. Oui, il y a des poursuites endiablées, des batailles chorégraphiées et des rafales de coups de feu. Il y a aussi toute une trame consacrée à l’ennui adolescent et une autre vouée aux marginaux.

La facture visuelle de Giri/Haji en jette. C’est superbe et l’esthétisme sombre de ce suspense télévisuel rappelle des livres de l’écrivain Haruki Murakami comme Le passage de la nuit. Parfois, on nous raconte même l’histoire en mangas.

Le récit ne ralentit jamais. De nouveaux personnages s’ajoutent au fil des épisodes, dont l’excellente détective britannique Sarah et le prostitué Rodney, qui devient essentiel dans l’enquête, contre toute attente.

Avec ses épisodes compacts, ses touches d’humour qui allègent l’atmosphère, ses revirements inattendus et ses personnages colorés, c’est tout un tour de montagnes russes qui vous attend avec Giri/Haji. Mais gardez vos bras à l’intérieur du wagon, s’il vous plaît.

Si on s’aimait, c’est la fin !

Après 12 semaines à partager des malaises, des bruits corporels et des plateaux de fromages avec la sexologue Louise Sigouin, Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin, la docuréalité Si on s’aimait s’éteint mercredi soir, à TVA.

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE L’ÉMISSION

Anyck et Fanny dans Si on s’aimait

Honnêtement, nos chaudes soirées d’été ne seront plus les mêmes sans les FaceTime avec le chien Casper, les gags douteux de Jonathan et la table de rituel de Fanny.

Blague à part, malgré les dérapages et l’utilisation abusive du mot chochotte, Si on s’aimait a appris à ses participants – et à nous, à la maison – à cheminer vers l’autonomie affective. Complètement fermée et énervante dans les premières semaines, c’est une Jennifer épanouie et radieuse qui a bouclé sa dernière séance avec la thérapeute.

La méthode Sigouin a bien fonctionné avec Jennifer, même si elle n’est même pas passée proche de se mettre en couple pendant l’émission. On salue ici ses prétendants Mike et Rémi, qui ont tout tenté, en vain.

Le drame épique du remboursement de la chambre d’hôtel la plus laide du Québec a cassé le lien ténu qui unissait Marie-Ève à Jonathan. Depuis ce fiasco financier, les deux tourtereaux se sont chicanés sur tout, dont les ciseaux pour adultes prêtés aux enfants, la mère omniprésente de Jonathan et l’hygiène corporelle déficiente de ce dernier.

Lundi soir, dans une séquence quasi irréelle, Marie-Ève a confié à Louise Sigouin que « Jonathan rote beaucoup ». « Quand on est revenus du Saguenay, il n’arrêtait pas de roter dans l’auto et ça sentait », a-t-elle précisé. Même en décapotable, ça empestait. Imaginez.

Aussi, pauvre Marie-Ève, qui a été dévorée vivante par les brûlots au Saguenay, conclusion d’un voyage catastrophique, du début jusqu’à Val-Jalbert.

Pauvre Jonathan, également. Il a essayé très fort, mais s’est heurté à un mur de résistance. « Plus j’apprends à connaître Jonathan, plus je fais “ark” », a raconté Marie-Ève à une de ses amies dans l’épisode de mardi.

Au moins, Jonathan ne se morfondra pas longtemps, comme vous le verrez dans la dernière demi-heure de mercredi, qui renferme un moment super émouvant avec Jennifer.

Maintenant, croyez-vous à la durabilité du couple formé par Fanny et Anyck ? Moi, pas du tout. Ça m’étonnerait d’ailleurs qu’ils sortent encore ensemble, malgré le « spin positif » qui circule actuellement sur les réseaux sociaux. Les épisodes de Si on s’aimait ont été tournés il y a plus d’un an, ne l’oubliez pas.

Lundi, Fanny a fait la déclaration d’amour la plus sincère à Anyck depuis le début de l’aventure : « Au bout de la ligne, j’ai pas le goût que tu crisses ton camp. » Ça sonnait comme une toune de Marjo. Et c’était presque beau.