Je bouffe tellement de télé que j’en oublie de grands bouts. Vraiment, des blocs entiers disparaissent de mon coco, comme la fameuse jumelle Manon dans Apparences. Pouf ! Y en a plus. Hugo, elle est où, Manon ? Euh, c’est qui, Manon, déjà ?

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Ces absences sont en fait des mécanismes de nettoyage automatique de mon disque dur cérébral. Voulez-vous vraiment détruire les éléments sélectionnés ? Pour la série Conséquences, oui, absolument. Ça presse.

Ces omissions s’avèrent aussi une mesure de prévention efficace pour garder un bel équilibre mental. Car il y a des limites à subir à répétition des microagressions de mauvaise télévision. Allez hop ! on efface et on recommence.

C’est en déclenchant le visionnement de la deuxième saison de la télésérie Dark de Netflix que mon amnésie télévisuelle s’est manifestée dans toute sa splendeur trouée. Voyons, c’est qui, cet ado-là ? Il s’agit de Jonas ou de Bartosz ? Dans quelle boucle spatiotemporelle évoluent ces jeunes ?

Ça finissait comment, cette série chorale là ? C’était qui, le vilain dans le groupe ? Et est-ce que j’aimerais vraiment ça qu’Anick Dumontet débarque dans ma cour avec sa grosse roue de fortune ? On dirait que oui.

Voilà, je venais de perdre le fil complètement. Je suis retourné voir le résumé de trois minutes de la première saison de Dark et même là, il m’en manquait encore des morceaux costauds. Dieu merci, des lecteurs m’ont gentiment envoyé des tableaux détaillant l’arbre généalogique des quatre familles impliquées dans ce thriller surnaturel et j’ai rembarqué dans l’histoire touffue. Mais il faut y mettre beaucoup d’efforts, sans blague. Ce n’est pas de la télé vide-cerveau qui se dévore en consultant son fil Instagram.

Plus de 18 mois ont passé entre la sortie des deux chapitres de cette production de science-fiction, un Stranger Things plus sombre et complexe, offert en anglais et en français. C’est captivant si l’on demeure super attentif.

La première saison se baladait entre 1953, 1986 et 2019. La deuxième recule jusqu’en 1921 et saute en 2053. Et les personnages ont presque tous des racines dans chacune des époques.

Si vous avez aimé Lost et ses multiples couches, c’est certain que Dark vous plaira. C’est dense et terrifiant.

L’action de Dark se déroule à Winden, une petite ville industrielle qui a poussé à l’ombre d’une centrale nucléaire comme celle dans Les Simpson. Ici, des habitants disparaissent mystérieusement après avoir exploré une grotte. Et il y a de lourds secrets qui relient plusieurs habitants du village.

Au-delà de l’aspect « voyage dans le temps », Dark explore à fond la psychologie de ses nombreux protagonistes, ce qui en fait une œuvre très raffinée.

Dans Dark, il y a des meurtres, un suicide, l’apocalypse et même une vieille horloge sophistiquée aux pouvoirs infinis. À vous maintenant de broder des liens entre ces éléments sans attraper une crampe au cerveau. Vous êtes capable !

Le Studio G de Maripier

Les volontaires qui ont assisté au pilote de la nouvelle émission de variétés de Maripier Morin à TVA ont signé une clause de confidentialité les empêchant de révéler publiquement ce qu’ils ont vu.

Heureusement, de braves espions m’ont raconté tout ce qui s’est déroulé sur le plateau blanc de Maripier. Alors, voici.

Le tournage du talk-show, qui a duré quatre heures, a eu lieu il y a deux semaines dans les locaux de TVA, à Montréal. Cette production de Fair-Play (Révolution) porte le titre temporaire de Studio G. Ce serait étonnant que ce nom reste. Il ne veut strictement rien dire et se rapproche trop de la comédie à sketches Complexe G.

Studio G se déploie comme un gros bien-cuit. Un roast, comme disent les humoristes. Maripier Morin reçoit un artiste par semaine et c’est Simon-Olivier Fecteau qui a plongé le premier. Ensuite, amis, ex-blonde, parents ou collègues se succèdent pour déballer anecdotes et souvenirs liés à l’invité principal.

Dans le cas qui nous concerne, India Desjardins, les Chick’n Swell, Stéphane Rousseau et Pierre Brassard ont participé à l’enregistrement de l’épisode, qui ressemblerait à un mélange de 1res fois et de Prière de ne pas envoyer de fleurs.

Toutefois, le concept de Studio G se raffine et se précise encore. Les caméras ne s’allumeront qu’au début du mois de septembre. D’ici là, Maripier Morin aura le temps de participer à un concours canadien de fitness, de tourner une pub de Buick et de réaliser une campagne publicitaire nationale pour Revlon. Cette fille-là n’arrête jamais.