(Ottawa) La présidente de la Société Radio-Canada défend la couverture de la politique américaine par le réseau après que le chef conservateur Andrew Scheer eut laissé entendre que la société d’État accordait trop d’importance au pays de l’oncle Sam et pas assez au Canada.

La Presse canadienne

Comparaissant jeudi devant le comité permanent du patrimoine canadien de la Chambre des communes, Catherine Tait a été interrogée par le député libéral de Saint John—Rothesay, Wayne Long, qui a jugé que le commentaire de M. Scheer était préoccupant.

Selon Mme Tait, la SRC s’intéresse principalement aux nouvelles locales. Elle a toutefois avancé qu’il est important de couvrir les actualités internationales afin de permettre aux Canadiens de constater comment celles-ci peuvent avoir des conséquences sur leur vie.

Plus tôt cette semaine, M. Scheer avait confié à La Presse canadienne son intention, s’il était élu premier ministre, d’examiner les pratiques de la SRC afin de s’assurer qu’elle couvre davantage les actualités canadiennes.

Mme Tait a souligné qu’il était important que la société d’État demeure indépendante du gouvernement et du milieu politique, ajoutant qu’il s’agit là, selon elle, de la principale différence entre le diffuseur public et un média géré par l’État.

Elle a rappelé que les revenus de la SRC avaient diminué de 20 millions par année, malgré une importante injection de fonds par le gouvernement actuel. Elle attribue cette baisse au fait que le financement gouvernemental n’était pas lié à l’inflation et à une baisse des revenus publicitaires et des abonnements.