Un travail de restructuration permettra aux entreprises de Caroline Néron de rester à flot, estime la femme d'affaires, qui nie avoir été malhonnête sur ses problèmes financiers. C'est ce qu'elle a assuré lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle, diffusée hier, où elle a discuté des déboires de son entreprise, exposés dans un dossier de La Presse il y a quelques jours. 

Mis à jour le 21 janv. 2019
MARISSA GROGUHÉ LA PRESSE

Caroline Néron assure qu'elle ne déclarera pas faillite et qu'un travail est amorcé pour sauver son entreprise en détresse. « Ce n'est pas demain la veille qu'on va fermer », a lancé la chanteuse-actrice-entrepreneure à l'animateur Guy A. Lepage. 

Mme Néron a récemment eu à placer deux de ses entreprises sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.

Celle qui dit avoir traversé la « pire année de [sa] vie » s'est défendue d'avoir menti sur l'état de ses finances, affirmant plutôt qu'elle n'a pas à discuter sur la place publique de tout ce qui ne va pas dans sa vie et ses affaires. Réitérant le fait que « l'expansion rapide » de son entreprise, dès 2014, est à la source de ses ennuis financiers, elle a par ailleurs affirmé qu'une partie de l'endettement de 9 millions de dollars dus à ses créanciers pour deux de ses boutiques est « normale », car il s'agirait de fonds de roulement.

Caroline Néron n'a pas caché son mécontentement face aux révélations de La Presse au sujet de ses finances. « J'ai-tu violé, j'ai-tu abusé de quelqu'un ? », a-t-elle demandé, accusant les médias d'« acharnement ». « Je suis désolée d'avoir fait des erreurs de finances. »

La Presse rapportait samedi qu'une troisième entreprise de Mme Néron, Royautés Néron, était endettée et que l'entrepreneure devait à son ex-amoureux, Réal Bouclin, près de 5 millions. Caroline Néron a réfuté cette assertion, mais n'a pas voulu préciser à combien s'élève cette dette. Sur le plateau de Tout le monde en parle, concernant l'argent qu'elle doit à M. Bouclin, Mme Néron a simplement affirmé qu'il est « normal » de s'aider financièrement dans un couple, sans s'étendre sur le sujet. 

Les partis s'unissent

À l'occasion de cette première émission de la saison de Tout le monde en parle, la ministre de la Justice, Sonia LeBel, la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, et les porte-parole en matière de condition féminine du Parti libéral et de Québec solidaire, Hélène David et Christine Labrie, ont abordé la création prochaine d'un tribunal spécialisé dans les crimes sexuels.

L'alliance trans-partisane annoncée la semaine dernière permettra d'outiller le système de justice pour qu'il s'adapte « à la réalité des victimes de violences conjugales et d'agressions sexuelles », espèrent les quatre femmes politiques. 

Un soutien pour les femmes, qu'elles souhaitent s'en remettre aux instances judiciaires ou non, prendra la forme de centres intégrés vers lesquels les victimes pourront se tourner. 

Les arts et la controverse

L'acteur Patrick Huard ainsi que le trio de comédiennes Florence Longpré, Eve Landry et Mélissa Bédard ont, pour leur part, discuté de leur projet télévisuel sur le plateau de Guy A. Lepage. 

Les honorables, série dans laquelle Patrick Huard joue un juge vengeur, a récemment battu un record de visionnement sur le Club illico. L'émission M'entends-tu ?, fiction-phénomène de l'hiver imaginée par Florence Longpré, a réussi à charmer l'auditoire en mettant en scène l'univers brutal mais fascinant de jeunes Montréalaises vivant dans la pauvreté.

Anick Lemay, elle, a quitté les plateaux de tournage pour soigner un cancer du sein et prendre la plume dans une chronique sur Urbania, qui a été lue plus de 1 million de fois. L'actrice a annoncé que ces carnets, dans lesquels elle dépeint les épreuves et les joies vécues alors qu'elle traitait la maladie, seront édités sous forme de livre. 

L'ouvrage sera distribué dans tous les centres d'oncologie du Québec, et une partie des profits des ventes sera versée à la Fondation du cancer.

La metteuse en scène Betty Bonifassi, qui a porté la controversée pièce SLĀV avec le dramaturge Robert Lepage, s'est présentée à l'émission en compagnie de l'auteure-compositrice-interprète Elena Stoodley, consultante pour la deuxième mouture du spectacle ayant milité contre la tenue de la pièce l'été dernier.

SLĀV est de retour sur les planches, dans une version qui a tenu compte de commentaires de consultants issus de communautés culturelles. Cette variante n'est pas une « amélioration », a signalé Mme Bonifassi, mais plutôt une « conversation ». La militante Elena Stoodley l'a, quant à elle, qualifiée d'« importante ».