(Montréal) On entend parfois parler de personnes, parties en voyage d’agrément ou d’affaires, dont on a perdu la trace. Puis, on découvre finalement qu’elles ont été prises en otage.

Danièle L. Gauthier La Presse canadienne

Certaines ne reviennent jamais, d’autres refusent de parler après leur libération et d’autres encore, très peu nombreuses, racontent…

À Télé-Québec, le mercredi 9 octobre, 20 h, deux femmes et trois hommes ont connu cette expérience.

On les a arrachés à leur vie pour les plonger dans la peur durant des périodes variant de quatre mois à huit ans, chaque jour bien compté.

Croyant à tout moment leur dernière heure arrivée, souvent maintenus dans la pleine noirceur à entendre des bruits sans jamais savoir ce qu’il en était.

L’un d’eux a même été enfermé dans un trou creusé dans la terre, sans qu’il puisse s’asseoir ou s’allonger, avec un seau qu’on venait vider une fois par semaine.

On les humiliait, on les battait, ou alors on ne leur parlait pas durant des jours, les maintenant toujours dans l’incertitude, la peur, la souffrance, l’humiliation.

Puis, évadés ou libérés, ces hommes et ces femmes reviennent dans leur milieu, animés d’un incroyable besoin de vivre, transformés à jamais, dotés d’une perception de la vie complètement chamboulée.