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Le PDG de Radio-Canada demande un financement stable

Le président directeur-général de Radio-Canada, Hubert Lacroix... (Photo: PC)

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Le président directeur-général de Radio-Canada, Hubert Lacroix

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Karine Fortin
La Presse Canadienne
Ottawa

Le grand patron de Radio-Canada, Hubert Lacroix, estime qu'il est «essentiel», voire «vital», de mettre fin aux incessants débats sur le financement de l'entreprise en redéfinissant la relation entre la société d'État et les contribuables.

Devant le comité parlementaire du patrimoine, lundi, le président directeur-général s'est dit prêt à négocier lui-même ce nouveau «contrat social» entre le radiodiffuseur et son public, imaginé par son prédécesseur Robert Rabinovitch il y a quelques années.

Ce contrat d'une durée initiale de sept ans, préciserait les attentes des Canadiens envers l'entreprise. Il fixerait ainsi des balises pour le contenu canadien ou la présence régionale, par exemple. Le budget de Radio-Canada serait déterminé en fonction de ces exigences et il serait garanti.

«Ce qui est important, c'est de comprendre que ce contrat-là avec les Canadiens nous permettrait de très bien cibler le genre de services que CBC/Radio-Canada devrait livrer de façon constante aux Canadiens, année après année. Et ensuite, basé sur la livraison de ces services-là, on trouverait le financement nécessaire», a expliqué M. Lacroix, lundi.

L'idée a reçu l'appui des partis d'opposition, mais elle ne pourra se réaliser sans l'accord du gouvernement fédéral, qui fournit l'essentiel de son budget à l'entreprise. Mais jusqu'à maintenant, les conservateurs se sont montrés fort peu disposés à agir en ce sens.

Le député de Peterborough, Dean Del Mastro, a d'ailleurs confié lundi qu'à son avis, un tel accord formel serait inutile. Selon lui, le mandat de Radio-Canada est suffisamment bien défini. D'autre part, le mandat de la société est renouvelé d'année en année alors pourquoi s'inquiéter, a fait valoir le conservateur.

Hubert Lacroix ne perd pas espoir pour autant. «Les conversations avec le gouvernement sur cet aspect-là de notre futur sont enclenchées mais à un niveau qui est très petit. C'est un début de conversation», a-t-il insisté. Or, pour lui, il est important que le débat s'accélère et qu'il ait lieu «dès maintenant».

C'est aussi ce que pense la Guilde canadienne des médias, qui représente la majorité des employés du diffuseur public. «Cela mettrait fin aux discussions annuelles sur le financement», a souligné la présidente nationale Lise Lareau, qui croit que tout le monde bénéficierait de l'amélioration de la relation entre le gouvernement et Radio-Canada.

Mme Lareau ne craint pas que le contrat entraîne une diminution des services, et donc du nombre d'employés de l'entreprise. «Rien n'indique que les Canadiens souhaitent moins de CBC/Radio-Canada. Bien au contraire», a-t-elle précisé.

À l'instar de ses homologues du secteur privé, M. Lacroix affirme que le modèle d'affaires de la télévision conventionnelle est «brisé», notamment à cause de la fragmentation des auditoires et de la baisse des revenus publicitaires.

Il a toutefois souligné que Radio-Canada ne disposait pas des mêmes moyens que ses concurrents pour faire face au changement. Ainsi, la société d'État ne peut emprunter d'argent pour traverser la tempête.

Le gouvernement lui ayant refusé du financement temporaire, l'entreprise a récemment dû sabrer dans son effectif, modifier sa programmation et vendre des actifs pour boucler son budget de 2009-2010.

 




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