En ces temps pas comme les autres où la déprime pandémique s’ajoute à la déprime saisonnière, le Cirque Éloize travaille sur un antidote anti-grisaille : un film sur la joie où les arts circassiens se mêleront à la danse.

Stéphanie Morin Stéphanie Morin
La Presse

Intitulé Sept moments de joie, ce film, offert à compter du 23 décembre, est né de la volonté de « ranimer le feu des artistes et des artisans après des mois de confinement », explique Jeannot Painchaud, président et chef de la création du Cirque Éloize. « J’avais envie de faire un travail sur le corps, mais aussi de provoquer la rencontre entre la danse contemporaine et le cirque. Je souhaitais de plus redonner vie à notre espace de création, vide depuis des mois… »

Sept chorégraphes ont été invités à se joindre au projet, chacun avec son langage, son univers, son regard singulier. Tous ont eu à concevoir une courte pièce de 6 à 10 minutes réunissant danseurs et acrobates. « On leur a donné carte blanche, mais on les a orientés en demandant de partager leur regard sur la joie… Ça ne nous tentait pas de parler de déprime ! », lance Jeannot Painchaud.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Le directeur général et artistique du Cirque Éloize, Jeannot Painchaud (à gauche), en compagnie du metteur en scène Benoît Landry

Malgré ce thème imposé, les créateurs Ivanie Aubin-Malo, Virginie Brunelle, Claudia Chan Tak, Christian Garmatter, Axelle Munezero, Manuel Roque et Edgar Zendejas sont arrivés avec des propositions très différentes, estime le metteur en scène du spectacle, Benoît Landry.

La joie est une émotion forte qui n’est pas facile à exploiter ; c’est souvent la douleur qui sert de moteur de création. Or, le film permet une incursion dans sept univers très distincts : certains chorégraphes ont choisi de présenter des explosions de joie, d’autres s’attardent au chemin qui mène vers la joie, avec des côtés plus sombres… Il y a parfois un côté spirituel à l’interprétation, parfois c’est de la joie pure ou du dépassement physique !

Benoît Landry, metteur en scène du spectacle Sept moments de joie

Cirque et danse conjugués

Des acrobates de toutes disciplines ont été intégrés aux chorégraphies : trapèze, jonglerie, contorsion, mât chinois, hula-hoop… Jeannot Painchaud prévient toutefois les habitués du Cirque Éloize : dans Sept moments de joie, la danse l’emporte sur les arts du cirque. « Pour laisser plus d’espace aux créateurs, on leur a permis de travailler avec des danseurs qu’ils connaissaient déjà. C’est la première fois qu’on va aussi loin dans cette direction. »

  • Danseurs et acrobates répètent en prévision du tournage du film Sept moments de joie.

    PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

    Danseurs et acrobates répètent en prévision du tournage du film Sept moments de joie.

  • Danseurs et acrobates répètent en prévision du tournage du film Sept moments de joie.

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    Danseurs et acrobates répètent en prévision du tournage du film Sept moments de joie.

  • Danseurs et acrobates répètent en prévision du tournage du film Sept moments de joie.

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    Danseurs et acrobates répètent en prévision du tournage du film Sept moments de joie.

  • Danseurs et acrobates répètent en prévision du tournage du film Sept moments de joie.

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    Danseurs et acrobates répètent en prévision du tournage du film Sept moments de joie.

  • Danseurs et acrobates répètent en prévision du tournage du film Sept moments de joie.

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    Danseurs et acrobates répètent en prévision du tournage du film Sept moments de joie.

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Le directeur général et artistique du Cirque Éloize s’est toutefois assuré que les spectateurs aient toutes les clés pour mieux apprécier le film. Ainsi, chaque pièce est précédée d’une courte entrevue avec le ou la chorégraphe, pour permettre au public de saisir la démarche de chacun.

On sait que le niveau d’attention n’est pas le même en salle ou devant un écran. Or, on craignait de perdre des spectateurs si on arrivait avec un film trop abstrait. Le film s’adresse à monsieur et madame Tout-le-Monde.

Jeannot Painchaud, directeur général et artistique

La réalisatrice Lili Marcotte a d’ailleurs ajouté son grain de sel pour bonifier ce volet documentaire, notamment en faisant danser chaque chorégraphe.

« Le spectacle a vraiment été créé en fonction de la caméra, dit Benoît Landry. C’est un film à part entière, pas une seule captation. Le tournage va durer trois semaines au total. La caméra est subjective, elle danse avec les artistes. C’est très, très beau à voir. »

Le film sera offert en webdiffusion du 23 décembre au 6 janvier au coût de 15,38 $ (taxes et frais de service compris).

> Consultez le site du Cirque Éloize