L'humoriste Mike Ward se dit victime de harcèlement et de menaces de mort depuis que les médias ont rapporté qu'il avait mentionné le nom de Cédrika Provencher en faisant une blague sur Revenu Québec.

Mis à jour le 22 juill. 2008

Dans une vidéo diffusée sur son site Web, Mike Ward déplore avec colère que tant de gens se soient permis de le juger sans avoir assisté au spectacle et sans connaître le contexte de la blague controversée. Il note que les critiques étaient positives au lendemain du spectacle en question.

Il assure que, depuis vendredi, il ne peut plus sortir de chez lui sans se sentir observé et jugé, soulignant que deux individus sont même constamment devant chez lui et qu'ils le regardent d'un air menaçant chaque fois qu'il ouvre la porte.

L'humoriste dit vivre dans la peur depuis que Le Journal de Montréal est revenu sur cette affaire, vendredi, reconnaissant qu'il n'est déjà au départ pas particulièrement courageux.

Mike Ward a fait sa blague le 27 juin, à Montréal, lors d'un gala du Festival Juste pour rire. En gros, il avait dit que les gens de Revenu Québec allaient jusqu'à kidnapper les enfants de ceux qui ont des dettes, ajoutant que «c'est eux autres qui ont la petite Cédrika». Ce n'est que trois semaines plus tard que la controverse a éclaté.

Il ne présente pas d'excuses à ceux qui ont pu être choqués. Il souligne qu'il n'a jamais rien dit de méchant sur la fillette disparue à Trois-Rivières il y a un an, et demande qu'on le laisse en paix.

Mike Ward conclut son message en déplorant que le réseau TQS ait récemment diffusé dans son bulletin de nouvelles un extrait d'une précédente vidéo. Il interdit l'utilisation de nouveaux extraits et menace TQS de poursuites, affirmant en anglais que son site est une «propriété privée».