La nouvelle création du Théâtre des Confettis - une des compagnies phare du théâtre jeunesse d'ici -, explore assez habilement le territoire de l'imagination, ce lieu magique d'où sortent toutes les histoires que l'on raconte, aussi invraisemblables soient-elles.

Jean Siag LA PRESSE

Le texte de Lise Vaillancourt, qui ne manque pas d'ingéniosité, met en scène une auteure (excellente Anouk Simard), qui aurait négligé d'écrire une histoire 20 ans plus tôt... pour un jeune garçon de 4 ans nommé Edouardito. Vingt ans plus tard, ce jeune homme de 24 ans, devenu Édouard (très bon Sylvain Perron), diplômé en droit, réclame l'histoire promise par l'auteure, Madeleine McFursen.

Le duo s'affronte d'abord, puis l'auteure entraîne le jeune homme dans son monde imaginaire. Peu à peu, Édouard se laisse aller dans le territoire de l'improbable et de la fiction. Et le spectateur aussi! La mise en scène d'Hélène Blanchard (codirectrice des Confettis) est assez dépouillée, peut-être pour mieux stimuler notre imagination... La scénographie d'Erica Schmitz évoque, avec peu de moyens, des univers fantastiques intéressants.

Le risque de semer le jeune auditoire avec ce monde abstrait de la création était élevé. Il y a même des moments où on se demande comment les acteurs vont se sortir de la réalité... Mais on finit par embarquer, par s'abandonner aux jeux de Madeleine McFursen et par conclure qu'avec un peu de créativité (et en desserrant la cravate), le ciel peut être de la couleur qu'on veut.

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Une histoire pour Édouard, du Théâtre des Confettis, à la Maison Théâtre jusqu'au 22 mars. Pour les enfants de 7 à 11 ans.