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Jérémy Demay: l'humoriste du mieux-être

Jérémy Demay est arrivé à Montréal à la... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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Jérémy Demay est arrivé à Montréal à la fin de 2005. Étudiant en marketing à Marseille, il avait alors obtenu un stage de fin d'études à Juste pour rire. Mais du marketing, il n'en a pas fait beaucoup chez les Rozon...

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Jérémy Demay, le plus français des humoristes québécois, présente la première de son spectacle Ça arrête pu d'bien aller, le 7 mai, au Théâtre St-Denis. S'il veut faire rire avant tout, il a une préoccupation: aider le monde à être plus heureux. Tout un programme!

Sur scène, Jérémy Demay parle du regard des autres, du jugement qui nous dérange à l'âge adulte alors qu'on devrait l'ignorer.

«À la fin d'un spectacle, un gars est venu me voir, raconte l'humoriste. Il n'avait pas de mains. Seulement deux moignons. Il m'a dit: «merci, ce numéro m'a fait du bien». Lui, on le regarde tout le temps à cause de son handicap, alors lui dire de laisser faire le regard des autres, ça lui a fait du bien.»

Voilà qui décrit bien Jérémy Demay: un homme qui veut faire du bien aux gens.

L'humoriste est arrivé à Montréal à la fin 2005. Étudiant en marketing à Marseille, il avait alors obtenu un stage de fin d'études à Juste pour rire. Mais du marketing, il n'en a pas fait beaucoup chez les Rozon...

«Je savais que je ne voulais plus en faire, affirme-t-il. J'avais eu la piqûre pour l'humour à Marseille, en 2003. J'étais monté sur scène dans un bar. Ça m'est tombé dessus. Du coup, à Montréal, j'ai fait le St-Ciboire. Un numéro de huit minutes. J'ai su tout de suite que c'est ça que je voulais faire dans la vie. C'est mon destin. Je n'ai pas choisi.»

Jérémy Demay pense que sa vocation est peut-être née après la mort de son père, quand il avait 8 ans. «Peut-être à cause d'un manque, du besoin d'amour ou pour faire sortir quelque chose», dit-il.

Dans ce premier solo, mis en scène par Mike Ward et écrit avec Alex Douville, Gilles Cormier et Simon Delisle, il parle de l'importance de l'apparence dans nos sociétés, des technologies qui formatent nos vies, mais aussi des possibilités de création qu'elles génèrent.

«Je ne veux pas que les gens viennent voir le show, je veux qu'ils participent, qu'ils chantent, qu'ils tapent des mains, qu'ils vivent quelque chose d'unique. Improviser ne marche pas toujours, mais ça ne me dérange pas de sortir de ma zone de confort, de prendre des risques.»

Au cours de la dernière année, il a créé 12 vidéos de caméra cachée, ses Demayrathon, en collaboration avec son ami scripteur Gilles Cormier. Des blagues à la Marcel Béliveau qui ont fait passer son nombre de fans sur Facebook de 5000 à 22 000.

Au Théâtre St-Denis du 6 au 11 mai.




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