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Victor Quijada: porté par le changement

Victor Quijada et ses danseurs monteront sur les... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Victor Quijada et ses danseurs monteront sur les planches du Théâtre Maisonneuve à partir de mercredi avec Vraiment doucement.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Cinq ans après avoir présenté Quotient empirique, une pièce retraçant une décennie de parcours artistique de la compagnie RUBBERBANDance, Victor Quijada et ses danseurs monteront sur les planches du Théâtre Maisonneuve à partir de mercredi avec Vraiment doucement, une création empreinte de changement.

Poussé par son amour pour l'hybridation des styles, Victor Quijada lançait en 2002 RUBBERBANDance, une compagnie où il pourrait partager avec d'autres interprètes sa gestuelle unique qui emprunte autant aux milieux classique, contemporain, urbain, jazz ou circassien. Le chorégraphe d'origine américano-mexicaine a d'abord été marqué par le hip-hop au cours de son enfance dans les barrios de Los Angeles, avant d'étudier à la Los Angeles County High School for the Arts avec le pionnier postmoderne Rudy Perez et de danser avec les Grands Ballets canadiens de Montréal.

Quinze ans après la création de RUBBERBANDance, la méthode est maintenant enseignée dans plusieurs universités à travers le monde, et Victor Quijada se sent prêt à passer à la vitesse supérieure, caressant le rêve que sa compagnie devienne une institution phare dans le monde de la danse.

C'est dans cette optique qu'il a créé Vraiment doucement, une pièce pour 10 danseurs sur laquelle il planche depuis deux ans, incarnation sur scène des changements qu'il a vécus autant à titre personnel que professionnel.

«Je suis devenu papa. Ma petite est née quelques semaines avant la première de Quotient empirique, premier spectacle dans lequel je ne dansais pas. Depuis ces deux grands changements dans ma vie, je me suis posé beaucoup de questions sur mon rôle dans la compagnie et sur ce que j'attends de moi-même», précise Victor Quijada qui, après avoir arrêté de danser, s'est cassé une jambe. Observant les divers changements au sein de l'écosystème de la danse à Montréal, le chorégraphe s'est aussi questionné quant à l'avenir de sa propre compagnie.

«Il y a eu aussi de grands changements dans des institutions de la danse montréalaise, comme la fermeture de La La La Human Steps et le départ de Ginette Laurin d'O Vertigo. Je me suis demandé si ma compagnie pourrait un jour atteindre la taille de ces institutions. J'ai eu beaucoup de questionnements autour de la technique et du vocabulaire pour évaluer ce qui restait à faire», indique le chorégraphe.

Chorégraphe assumé

Alors que toutes les sphères de la vie de Victor Quijada font face au changement, le créateur a décidé de méditer sur ce processus pour créer sa nouvelle pièce, Vraiment doucement.

«Le changement d'une société ne se fait pas du jour au lendemain. Un individu parle à un autre et ça se propage. Ça se fait doucement. Parfois, quand tu te casses la jambe, ça peut aussi se passer d'un coup! Mais l'idée est de s'adapter à une nouvelle identité, à une nouvelle perspective. Il y a souvent de la résistance, de la peur par rapport au changement. Que vais-je devenir après ce changement? Je voulais avoir une nouvelle perspective sur mon travail.»

À travers cette remise en question, le chorégraphe a ainsi changé sa manière de procéder en studio. «Dans ce processus de création, je voulais transmettre mes intuitions, mon instinct pour aller au-delà du mouvement. C'est plus collaboratif que toutes les autres pièces. Ça fait longtemps que je travaille pour en arriver à ça, à ne pas être un dictateur en studio. On y est arrivé! C'est une grande réussite pour moi», estime-t-il.

Alors que Victor Quijada a connu une carrière de danseur foisonnante, il est maintenant prêt à se concentrer uniquement sur son rôle de chorégraphe et à prendre du recul pour mieux mettre en scène ses danseurs.

«Quand j'ai créé la compagnie, ce n'était pas pour danser. Il n'existait pas de plateforme où les différents styles de danse pouvaient coexister ensemble. J'ai essayé de me retirer comme danseur dès le début, mais c'était trop tôt, car j'étais le seul à mélanger ces vocabulaires chorégraphiques. Je devais rester sur scène pour transmettre. Quand j'ai senti que la méthode était au point, j'ai pu me retirer», précise Victor Quijada, qui n'exclut tout de même pas de remonter sur scène pour un projet autobiographique qu'il a déjà en tête.

Vraiment doucement, une présentation de Danse Danse au Théâtre Maisonneuve, du 5 au 8 décembre.




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