Laurent Paquin et Simon Boudreault seront en vedette l'été prochain dans On va tous mourir, une comédie à sketchs mise en scène par Serge Denoncourt et présentée dans le cadre du prochain Festival Juste pour rire. Discussion sur la Grande Faucheuse avec les deux comédiens qui partiront l'automne prochain en tournée avec leur création.

STÉPHANIE VALLET LA PRESSE

Coauteurs d'On va tous mourir, Laurent Paquin et Simon Boudreault planchent sur une vingtaine de saynètes humoristiques autour du thème de la mort depuis près de deux ans. Les deux amis qui se sont rencontrés en faisant de l'improvisation au cégep, bien avant de devenir respectivement humoriste et dramaturge, ont eu l'idée de cette création après une impro sur la mort à la Ligue nationale d'improvisation (LNI) en 2010. 

«Un jeune nous avait filmés et avait mis ça sur YouTube. En le réécoutant, on a trouvé que ce n'était pas mal du tout. Ç'a été le début de notre spectacle sur la mort», se souvient Simon Boudreault.

Pendant près de 90 minutes, les deux acteurs décortiqueront sur scène la mort sous toutes ses coutures, interprétant à eux seuls plus de 40 personnages différents. 

«On ne veut pas être un nouveau duo d'humoristes. On est dans le théâtre à sketchs sur un thème: la mort. On joue tout: des vieux, des bébés, des enfants, un duel entre deux gars à l'époque médiévale, des philosophes, etc», poursuit Laurent Paquin.

«Tout part de la mort, autant quand un enfant parle de la mort de son cochon d'Inde que quand deux kamikazes discutent alors qu'ils sont sur le point de faire un attentat», précise l'humoriste, qui considère la mort comme un sujet particulièrement riche.

Preuve en est : Laurent Paquin lui a déjà consacré un Gala Juste pour rire et en parle dans son plus récent spectacle, Déplaire. «On n'est pas dans une société où la mort est si intégrée. On observe cela dans notre rapport aux funérailles, par exemple. Il y a beaucoup de questionnement autour de la mort et on a besoin d'en parler», ajoute Simon Boudreault.

Le dramaturge a lui-même dû vivre le deuil de sa mère, un mois avant le début des lectures d'On va tous mourir

«Laurent m'avait demandé si j'étais certain de vouloir le faire. J'ai répondu que oui. Il y avait quelque chose de libérateur par rapport au fait de faire quelque chose sur la mort. Après le show, j'ai remercié Laurent, ça m'avait fait du bien de rire de nos réflexes par rapport à la mort. Il y avait un côté libérateur.»

«On en rit, mais c'est la meilleure façon de faire la paix avec ça! considère pour sa part Laurent Paquin. Je ne suis pas très serein face à la mort, je ne suis pas encore prêt pour la Grande Faucheuse! Je ne suis pas terrorisé, mais ça revient souvent dans ce que je fais. Dans mon dernier spectacle, je parle de la mort, de mon père, du fait que j'ai fait mon testament et que la mort est une business.»

Au fil de leurs histoires partagées sur scène, Laurent Paquin et Simon Boudreault devront se transformer sous les yeux des spectateurs. «C'est aussi un show de performance. On va partir avec une base neutre et ajouter des accessoires. Mais c'est encore à voir avec Serge Denoncourt», lance Laurent Paquin.

On va tous mourir. Du 4 au 20 juillet au théâtre Le National. Billets en vente à hahaha.com.

Le cabaret à Laurent, les 13 et 14 juillet, au Monument-National.

Image fournie par Juste pour rire

On va tous mourir, du 4 au 20 juillet au théâtre Le National