Après avoir été plombée par une foule de problèmes techniques, reportée pendant des mois et démolie par la critique, la méga-production Spider-Man cartonne sur Broadway. Pour une deuxième semaine consécutive, la demande ne semble pas dérougir, ce qui amène les deux producteurs principaux à envisager l'avenir du spectacle avec un optimisme prudent.

Mark Kennedy ASSOCIATED PRESS

Pour la semaine se terminant dimanche, les recettes de Spider-Man: Turn Off the Dark se sont élevées à 1,7 million $.

Un montant légèrement inférieur aux recettes potentielles de 1,9 million $, mais nettement supérieur au seuil de rentabilité de 1,2 million $ qui avait été fixé par les producteurs. En somme, jusqu'ici, tout va bien, affirme l'un des deux producteurs, Michael Cohl.

Selon les plus récentes données, qui ont été publiées lundi par la Broadway League, le spectacle musical basé sur les aventures de Peter Parker arrive en troisième position du palmarès des productions les plus lucratives.

Il suit de près Wicked (1,83 million $) et The Lion King» (1,74 million $). Chose surprenante, Spider-Man a réussi à devancer le lauréat de neuf prix Tony, The Book of Mormon, qui a amassé 1,2 million $ au cours de la dernière semaine. Ce spectacle est toutefois présenté dans une plus petite salle.

Malgré ces nouvelles réjouissantes, les deux producteurs - Michael Cohl et Jeremiah J. Harris - refusent de spéculer sur l'avenir de la production ou sur le temps qu'il faudra avant de rentabiliser l'aventure. La décision sera prise en automne, ont indiqué les producteurs.

Il en a coûté 75 millions $ pour monter Spider-Man: Turn Off the Dark

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