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Les oeuvres d'art d'un meurtrier ne peuvent plus être vendues

Roch Thériault... (Photo: PC)

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Roch Thériault

Photo: PC

Dean Beeby
La Presse Canadienne
Ottawa

Depuis l'interdiction de la mise en vente d'oeuvres d'arts réalisées en prison par Roch Thériault, un seul tableau du célèbre meurtrier demeure disponible pour les amateurs de cette forme d'art.

Il y a un an, La Presse Canadienne révélait que plusieurs oeuvres de Thériault, y compris des peintures et des poèmes, se sont retrouvées sur le site Internet américain MurderAuction.com. Ce site présente des criminels comme des célébrités et offre aux collectionneurs la possibilité d'acquérir des souvenirs de toute sorte allant de rognures d'ongles à des toiles encadrées.

Depuis, le Service correctionnel du Canada (SCC) a restreint «la diffusion et de la distribution d'oeuvres d'art, de travaux manuels ainsi que de matériel écrit comme des mémoires, des bibliographies et des communications écrites», a révélé un document obtenu par La Presse Canadienne.

Selon le document, les restrictions ont pour but de réduire la notoriété publique du criminel afin d'éviter des conséquences négatives pour les victimes et leurs familles. Elles visent aussi à assurer la sécurité personnelle des prisonniers dans l'institution et faciliter leur éventuelle réintégration.

L'interdiction a eu l'effet escompté: seule la toile «Chutes d'automne», peinte en 2003 par Thériault demeure disponible sur le site américain. Mais l'oeuvre avait déjà quitté le pénitencier de Dorchester, au Nouveau-Brunswick, lorsque l'interdiction avait été ordonnée.

Sur le site Internet, un revendeur canadien anonyme a écrit que Thériault «n'a plus le droit de vendre ou de produire de l'art».

L'an dernier, au moins sept oeuvres de l'assassin étaient disponibles, qui auraient été sorties de prison par une femme originaire du Nouveau-Brunswick et qui serait l'actuelle épouse de Thériault. Ces oeuvres, réalisées au pénitencier de Dorchester, étaient des dessins abstraits ou des images inoffensives comme des fleurs.

Thériault se faisait appeler Moïse et avait pris la tête d'une secte comptant une douzaine d'adultes et deux fois plus d'enfants, en Ontario, entre 1977 et 1989. Il a tué sa femme en l'éventrant.

Des représentants du Service correction avaient été mis au courant en août 2007 que des oeuvres du meurtrier avaient été mises en vente sur MurderAuction.

Mais aucune mesure n'avait été prise avant que La Presse Canadienne ne révèle l'affaire. Le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, s'était alors dit «préoccupé par le fait qu'un individu pourrait vouloir retirer un profit d'un crime abominable».

«Notre gouvernement est déterminé à faire passer les droits des victimes avant ceux des criminels», avait-il ajouté.

La prison avait reçu un avis juridique à l'automne 2007 qui affirmait qu'il y aurait des obstacles juridiques si elle souhaitait interférer avec l'encan.

Le document obtenu par La Presse Canadienne, hautement censuré, ne révèle pas les détails des bases juridiques de l'interdiction mais indique que la nouvelle réglementation s'applique uniquement au cas de Thériault et non pas à tous les détenus.

Une porte-parole du SCC a refusé de fournir davantage de détails à ce sujet, se réfugiant derrière la Loi sur la protection des renseignements personnels.




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