Le rappeur américain Coolio, qui était accusé d'avoir transporté illégalement une arme à l'aéroport de Los Angeles, n'ira pas en prison et s'en est sorti avec des travaux d'intérêt général.

Publié le 26 oct. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Artis Ivey de son vrai nom n'a pas contesté le chef d'accusation de possession d'arme par un criminel avec deux antécédents de condamnations judiciaires, et a été condamné mercredi à 45 heures de travaux d'intérêt général et trois ans de liberté surveillée.

«Une erreur a été faite, c'était un malentendu. Et je ne soutiens pas l'utilisation des armes, légales ou illégales», a déclaré le rappeur aux journalistes à l'issue de l'audience au tribunal.

Coolio, qui risquait jusqu'à trois ans de prison s'il avait été jugé coupable lors d'un procès, a ajouté qu'il avait été «très inquiet» de la tournure que pouvait prendre cette affaire pour lui.

Coolio s'est vu signifier que le chef d'accusation criminel pouvait être réduit en délit après un an de bonne conduite, mais que s'il était trouvé en possession même d'une seule balle, il retournerait devant le juge.

Interrogé par les journalistes qui lui ont demandé s'il serait capable de mener à bien ses trois années de mise à l'épreuve, il a répondu: «Absolument. Je ne suis impliqué dans aucune activité criminelle, je ne fais rien d'illégal, ça devrait être facile».

Le 17 septembre, une arme de poing avait été découverte dans le sac à dos du musicien pendant les contrôles de sécurité des bagages à l'aéroport de Los Angeles.

Coolio, qui a atteint une renommée internationale au milieu des années 1990 avec son tube Gangsta's Paradise, avait alors été brièvement arrêté puis libéré après versement d'une caution.

Il avait déjà été reconnu coupable de possession d'arme dissimulée dans un véhicule en 2001 et possession de cocaïne en 2009.