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Puccini bien servi

Geneviève Colletta et Julien Horbatuk... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Geneviève Colletta et Julien Horbatuk

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Claude Gingras
La Presse

L'Atelier d'opéra de l'Université de Montréal a choisi un «programme double» pour son spectacle annuel : le tendre Suor Angelica et le loufoque Gianni Schicchi, soit les plus connus des trois petits opéras formant le Trittico de Puccini créé mondialement au Met de New York en 1918.

Le triptyque comme tel fut donné une seule fois à Montréal : en 1971, à l'Opéra du Québec. On a cependant vu l'un des trois courts ouvrages jumelé avec un autre, par exemple avec Pagliacci, à l'Opéra de Montréal ou dans l'une de nos écoles de musique. D'ailleurs, l'UdM monta Gianni Schicchi dès 2001.

Suor Angelica raconte la tragédie d'une jeune fille que sa très rigoureuse famille met au couvent parce qu'elle a eu un enfant hors mariage. Sa tante vient lui en apprendre froidement la mort et elle se suicide. Dans Gianni Schicchi, un loustic se substitue à un mort et modifie le testament de celui-ci à son avantage plutôt qu'à celui de la famille qui avait réclamé son aide.

Cette fois encore, le spectacle qui se déroule sur la scène de la salle Claude-Champagne transformée en plateau de théâtre, avec fosse d'orchestre, illustre une préparation très sérieuse à tous les niveaux. Chaque opéra a son propre décor : d'abord de hautes arches suggérant un couvent, ensuite une chambre bariolée dominée par un grand lit. Les costumes sont bien choisis, tant ceux des calmes religieuses que ceux de la parenté s'agitant autour du lit. De même, la mise en scène de François Racine respecte l'esprit des deux pièces. Si l'insupportable bavardage des bonnes soeurs reste ce qu'il est, en revanche la course à l'héritage évoque la folle virtuosité d'un certain cinéma italien. À l'accompagnement orchestral, Jean-Francois Rivest et l'OUM se révèlent, comme toujours, des plus efficaces.

Dans l'ensemble, jeu et chant sont soignés chez tous les participants - ceux de la première, en tout cas. On en compte deux pour certains rôles et les deux ouvrages totalisent 32 personnages. Néanmoins, de tous les sujets retenus pour la première, un seul montre de réelles promesses de carrière : Marianne Chapdeleine, en Lauretta de Gianni Schicchi. La voix possède déjà sa couleur, le phrasé est celui d'une vraie musicienne et l'aisance en scène est étonnante. À ses côtés, on signalera la voix de Jean-Philippe Fortier-Lazure et le talent comique de Julien Horbatuk.

SUOR ANGELICA et GIANNI SCHICCHI, volets 2 et 3 du TRITTICO de Giacomo Puccini, livrets de Giovacchino Forzano (1918).

Production : Atelier d'opéra de l'Université de Montréal. Mise en scène: François Racine. Scénographie et costumes : Carl Pelletier. Éclairages : Serge Pelletier. Choeur et Orchestre de l'Université de Montréal. Dir. Jean-François Rivest. Avec surtitres français et anglais. Hier soir, salle Claude-Champagne de l'UdM. Reprises ce soir et demain soir, 19 h 30.




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