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La vie dans l'Orchestre Métropolitain: Elvira Misbakhova

Contrairement à ses collègues de l'Orchestre Métropolitain, Elvira Misbakhova n'est pas née ici. Elle a quitté sa Russie natale en 1999 pour faire sa maîtrise et son doctorat à l'Université de Montréal à l'invitation d'Eleonora Turovsky, dont elle avait fait la connaissance au Centre d'Arts d'Orford l'année précédente. Son mari, le clarinettiste et chef d'orchestre Airat Ichmatourov, l'avait précédée d'un an à Orford et à l'Université de Montréal.

«Mon mari voulait absolument quitter la Russie où la vie de musicien était très difficile. Il est venu ici en me disant: «Si ça marche, tu viendras me rejoindre dans un an.» Il n'avait pas d'argent, ni de travail et il ne connaissait personne. La famille Turovsky l'a aidé: il a vécu un mois ou deux chez eux. Au printemps, il a commencé à croire que c'était possible et il m'a dit: «Tu viens». À deux, c'était déjà un peu plus facile.»

À son arrivée à Montréal, Elvira ne parlait ni français ni anglais. «Mon mari parlait un petit peu l'anglais, moi j'étais vraiment pas bonne, se souvient-elle en riant. Mais on n'avait pas le choix. Ce fut pas mal intensif.»

Depuis 15 ans, le couple a hébergé une quinzaine de Russes: «Ce sont tous des musiciens, mais ce n'est pas tout le monde qui réussit à gagner sa vie comme musicien. L'un est chauffeur de camion, un autre travaille dans la construction, mais ils sont heureux et ils sont tous restés ici.»

Avant d'obtenir le statut de résidents permanents, Elvira et Eirat ont joué pendant cinq ans dans le métro et dans la rue tout en poursuivant leurs études. Puis, elle a obtenu son premier poste avec l'Orchestre de Laval, dont elle est toujours membre, en plus de jouer avec l'Orchestre de Trois-Rivières, l'Orchestre de la Montérégie et l'Orchestre Métropolitain.

«Quatre orchestres, c'est vraiment le maximum, dit-elle. L'année dernière, j'ai pris une année sabbatique à Trois-Rivières et à Laval parce que j'étais incapable de tout faire.» Elle aimerait bien enseigner, mais avec ses deux filles de 5 et 10 ans, c'est impossible.

Elvira et son mari font également partie depuis 12 ans du groupe Kleztory qui va lancer en janvier son quatrième album. En Russie, elle n'était pas très familière avec cette musique de tradition juive - «Je suis musulmane», dit-elle en riant - mais elle s'est vite aperçu en jouant dans la rue et dans le métro que cette musique entraînante était très populaire auprès des passants.

Elvira Misbakhova

> 38 ans

> Alto solo associé

> Membre l'OM depuis deux ans

> Joue avec l'Orchestre de Trois-Rivières, l'Orchestre de la Montérégie et l'Orchestre de Laval ainsi qu'avec le groupe Kleztory




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