Pour sa saison 2013-2014, l'Orchestre symphonique de Laval annonce un bel équilibre entre des classiques favoris du public et des oeuvres rarement entendues. Deux concerts de plus que l'an dernier s'ajoutent à la saison, pour un total de dix.

Caroline Rodgers LA PRESSE

«C'est important à Laval d'avoir une offre musicale différente, car l'orchestre a beau bien sonner, si on joue les mêmes oeuvres qu'à Montréal, ce sera difficile d'attirer les gens. Par exemple, Stéphane Tétreault joue le Concerto de Dvorak un peu partout au Québec. Chez nous, il va jouer celui d'Elgar», explique le chef Alain Trudel.

Pour ce qui est du répertoire souvent joué, on retrouve, entre autres, la Symphonie no 3 de Brahms, des extraits du Messie de Handel au concert de Noël et Siegfried Idyll de Wagner. En mars, l'orchestre interprètera une oeuvre qui a été choisie par vote du public, soit la Symphonie no 9 de Dvorak, dite Nouveau Monde. Le même soir, on entendra la Musique de concert pour cordes et cuivres de Paul Hindemith. Il y aura aussi création d'une nouvelle oeuvre du compositeur montréalais Nicolas Gilbert.

Parmi les raretés au programme, on annonce la Symphonie no 1 du compositeur britannique Sir William Walton à l'occasion d'un concert consacré à la musique anglaise, le 7 mai 2014. William Walton (1902-1983) apprit la musique en autodidacte en plus de recevoir des conseils de Busoni et d'Ernest Ansermet. Il a composé quelques opéras, un ballet, de la musique de scène, deux symphonies et une douzaine de musiques de films, dont trois pour les films shakespeariens de Laurence Olivier.

«J'ai découvert cette oeuvre seulement cette année, dit Alain Trudel. Je voulais donner un concert de musique anglaise qui sortirait de ce qu'on retrouve habituellement dans ce répertoire. Tout le monde programme du Britten cette saison, parce que c'est le centenaire de sa naissance. Quand j'ai écouté cette symphonie de Walton, je n'en revenais pas de ne jamais l'avoir entendue auparavant, surtout que je suis tromboniste et qu'elle contient beaucoup de cuivres! Ce n'est vraiment pas joué souvent en Amérique du Nord. C'est très beau, tonal, passionné, et je crois que les gens vont l'adopter.»

En ce qui concerne les solistes invités, on note la présence d'Alexandre Da Costa dans le Concerto pour violon de Sibelius, de Stéphane Tétreault dans le Concerto pour violoncelle d'Elgar, de Serhiy Salov dans le Concerto pour piano no 1 de Tchaïkovski et de la soprano Nathalie Paulin dans le Poème de l'amour et de la mer d'Ernest Chausson.