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La Belle Hélène: deux heures de fou rire

L'Opéra Bouffe du Québec, qui existe depuis 1978 sans avoir fait jusqu'à ... (Photo fournie par Pierre-Étienne Bergeron)

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Photo fournie par Pierre-Étienne Bergeron

Claude Gingras
La Presse

L'Opéra Bouffe du Québec, qui existe depuis 1978 sans avoir fait jusqu'à présent beaucoup de bruit, en fait ce week-end, et en fera encore le week-end prochain, avec une production de La Belle Hélène d'Offenbach où la salle rit presque sans arrêt et souvent tellement fort qu'on n'entend plus ce qui se dit et se chante sur scène.

Il est vrai que cette caricature de la mythologie grecque (et, jusqu'à un degré moindre, de l'opéra) n'est pas d'une importance capitale. Tout d'abord, le spectacle est beaucoup trop long : plus de deux heures et demie, avec un seul entracte. Offenbach trouve une formule et la répète interminablement. Il aurait fallu couper ici et là. Hier soir, on est sorti du Théâtre Outremont à 22 h 40. Par ailleurs, on ne va pas à La Belle Hélène pour entendre de grandes voix mais d'abord pour s'amuser. Or, sur le plan de la rigolade, le spectacle est un succès absolu.

L'action est presque continuellement dominée par une quarantaine de choristes, affublés de costumes multicolores et volontairement ridicules, qui prennent un plaisir fou à scander les petits refrains d'Offenbach en même temps qu'ils exécutent, avec une synchronisation étonnante, les chorégraphies mécaniques de jambes et de bras imaginées par le brillant metteur en scène Sébastien Dhavernas. Celui-ci va d'ailleurs de surprise en surprise, multipliant les acrobaties et profitant au maximum de toutes les situations comme celle où le vieux roi Ménélas, suivi du village entier, surprend sa femme, la trop belle Hélène, dans le lit conjugal avec un autre.

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On ne va pas raconter le scénario. Du reste, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver, sous les déguisements et maquillages. Peu importe en vérité. Le décor est très simple : deux ensembles de gradins blancs menant à une aire de jeu centrale, quelques accessoires, une immense photo de Vénus où l'on reconnaît la jeune Brigitte Bardot, le tout brillamment éclairé. 

La blonde soprano Geneviève Charest correspond visuellement au rôle-titre, elle possède une belle voix et joue également bien les épouses coléreuses et les amantes passionnées. Pâris, le jeune homme avec qui elle trompe son mari, est incarné par Gaétan Sauvageau. Ce garçon joue avec naturel et chante bien, sauf lorsqu'il force à l'aigu : la voix devient alors nasillarde et inécoutable. De la distribution entière se détache aussi Richard Fréchette, 57 ans, d'un comique parfait en mari trompé. 

Placé au fond de la scène, un petit orchestre d'une douzaine de musiciens accompagne le spectacle sous la direction de Simon Fournier. Par une sorte de miracle, le chef parvient à assurer la coordination requise entre les musiciens, qui sont devant lui, et le turbulent va-et-vient des chanteurs, qui se déroule derrière.

LA BELLE HÉLÈNE, opéra bouffe en trois actes, livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (1864). Production : Opéra Bouffe du Québec. Mise en scène : Sébastien Dhavernas. Direction musicale : Simon Fournier. Théâtre Outremont, hier soir; reprise auj., 15 h. Reprises au Théâtre Hector-Charland de L'Assomption les 10 nov., 20 h, et 11 nov., 14 h.




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