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Décès de la soprano québécoise Pierrette Alarie

Pierrette Alarie au Monument national en 1947.... (Archives La Presse)

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Pierrette Alarie au Monument national en 1947.

Archives La Presse

La Presse Canadienne
Montréal

La soprano Pierrette Alarie, l'une des voix les plus raffinées du Québec s'est discrètement éteinte à Vancouver à l'âge de 89 ans, dimanche.

Avec son défunt mari, le ténor mozartien Léopold Simoneau, Mme Alarie a formé un duo parmi les plus célèbres de la scène lyrique internationale.

Née le 9 novembre 1921 à Montréal de parents artistes, Pierrette (née Marguerite) Alarie fait ses débuts à la radio à 14 ans en tant que comédienne, comme sa mère Amanda (Maman Plouffe). Elle étudie l'art vocal et dramatique, et fréquente plus tard, en 1940, un studio de chant, où elle rencontre Léopold Simoneau, qu'elle épousera en 1946.

En 1938, elle monte pour la première fois sur la scène du Monument national, à Montréal, dans un second rôle. Elle y reviendra à de nombreuses reprises par la suite, cette fois dans des premiers rôles. En 1943, elle est Barbarina dans Le Mariage de Figaro de Mozart, sous la direction du maestro de renom sir Thomas Beecham, à Montréal.

Après avoir obtenu une bourse pour aller étudier aux États-Unis, elle amorce sa carrière au Metropolitan Opera de New York en 1945, interprétant Oscar dans Un bal masqué de Verdi, dirigé par le grand chef d'origine allemande Bruno Walter. Peu après, elle y chante Olympia, des Contes d'Hoffman d'Offenbach, aux côtés de deux de ses compatriotes, le ténor Raoul Jobin et le chef d'orchestre Wilfrid Pelletier.

Elle et son mari Léopold Simoneau sont engagés à la fin des années 1940 par l'Opéra comique de Paris, et ils se produisent aussi en duo partout à travers l'Europe, notamment dans de nombreux festivals, dont Aix-en-Provence, Glyndebourne et Salzbourg. Elle chantera entre autres dans des oeuvres de Delibes, Donizetti, Rossini et Richard Strauss.

Le couple poursuit aussi sa carrière en Amérique du Nord dans les années 1950 et 1960, et tient la vedette dans de nombreuses productions à la radio et à la télévision de Radio-Canada. La soprano participe à la première nord-américaine de La Voix humaine de Francis Poulenc en 1959 à Radio-Canada, en plus d'exceller dans plusieurs rôles mozartiens à Montréal et Toronto, dont Blonda ainsi que Constanza, de L'Enlèvement au Sérail, Susanna du Mariage de Figaro, et Zerlina de Don Giovanni.

Elle a fait ses adieux à la scène en 1966 dans La Veuve joyeuse de Franz Lehar, à Québec et à Montréal. Elle a mis fin à sa carrière lyrique en 1970 en chantant en compagnie de son mari dans le Messie de Haendel, avec l'Orchestre symphonique de Montréal.

En 1972, le couple s'installe en Californie pour y enseigner, puis s'établit en 1982 à Victoria, en Colombie-Britannique.

En août 2006, la mort de Léopold Simoneau, à l'âge de 90 ans, la laisse dans le deuil et marque en quelque sorte la fin d'un âge d'or de l'art lyrique au Canada.

En janvier 2007, Mme Alarie reçoit le prix Hommage au gala des prix Opus, qui récompense les artistes québécois de la musique classique. Elle livre alors un émouvant témoignage vidéo.

Pierrette Alarie avait auparavant été intronisée au Panthéon canadien de l'art lyrique, en 2005. Elle avait également reçu les titres de Chevalier de l'Ordre national du Québec, de Compagnon de l'Ordre du Canada et de Chevalier de l'Ordre des arts et des lettres de France.




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