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Ensemble Musique Avenir : Olivier Maranda, héros du concert

L'Ensemble Musique Avenir et son chef Véronique Lacroix... (Photo: François Roy, La Presse)

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L'Ensemble Musique Avenir et son chef Véronique Lacroix samedi soir à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.

Photo: François Roy, La Presse

Claude Gingras
La Presse

Véronique Lacroix et son Ensemble Musique Avenir ont fait salle comble au Bon-Pasteur samedi soir. Différent de l'Ensemble Contemporain de Montréal, aussi dirigé par Mme Lacroix, Musique Avenir réunit des élèves du Conservatoire qui travaillent le répertoire contemporain sous sa direction. Le nouveau directeur de la maison, Raffi Armenian, était d'ailleurs dans l'assistance.

Le concert s'inscrivait dans les derniers jours de l'«Automne Messiaen» organisé par la pianiste Louise Bessette pour le centenaire du compositeur. La seconde moitié du programme était effectivement consacrée à Messiaen, avec Mme Bessette, soliste en grande forme de l'oeuvre principale, Oiseaux exotiques (et non «Les Oiseaux exotiques», comme le donnait le feuillet).

 

Annoncé à 19 h 30 à un endroit et à 20 h à un autre, le concert commença à 19 h 45, avec de nombreuses modifications au programme. On entend d'abord une pièce de 15 minutes signée Suzanne Tremblay. Je ne connais pas ce nom et je ne vois pas le lien entre le titre, C'était l'heure tranquille où les lions vont boire, et le contenu: trois trios pour deux trompettes et cloches tubulaires. Chose certaine, voici une combinaison instrumentale plutôt rare. Les deux étudiantes aux trompettes sont douées mais éclipsées par l'extraordinaire souplesse du percussionniste Olivier Maranda.

Maranda a déjà un nom. On dira bientôt la même chose de Hubert Tanguay-Labrosse qui, absolument seul avec sa clarinette, crée l'illusion de deux instruments se répondant du très grave au très aigu dans une pièce de Michel Gonneville qui emprunte son titre, L'oiseau du cri à la quête des ailes, à un poème de Pierre Perrault.

Suit, Paramirabo, de Vivier, pour flûte, violon, violoncelle et piano. Du Vivier enfant, qui demande aux musiciens de siffler en jouant.

La «création» de la soirée, L'espace des phases - et non «Paraphrase» (!) -, de Gabriel Dufour-Laperrière (autre nom nouveau pour moi), donne encore la vedette à Olivier Maranda. On compte bien 14 musiciens en scène, mais lui, le 14e, constitue un orchestre à lui seul, se multipliant sur sa grosse caisse, son vibraphone, ses crotales et quoi encore.

La partie Messiaen débute par un extrait du Catalogue d'oiseaux pour piano et quatre extraits du Quatuor pour la fin du Temps (en fait, des huit mouvements, les quatre à réunir les quatre instruments: clarinette, violon, violoncelle et piano). Tout cela est lu plus que vécu, mais lu avec exactitude. On termine dans la basse-cour de Oiseaux exotiques, dont le cadre restreint du Bon-Pasteur parvient à peine à contenir l'effervescence et les cris.

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ENSEMBLE MUSIQUE AVENIR. Dir. Véronique Lacroix. Samedi soir, Chapelle historique du Bon-Pasteur.

 




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