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Tom Jones: de sexe-symbole à sexagénaire!

Tom Jones... (Photo: Reuters)

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Tom Jones

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Tom Jones, le Gallois le plus célèbre de planète, continue de chanter avec le coffre (poilu) et l'énergie d'un mâle gavé de testostérone. Fin novembre, il a lancé 24 Hours, 50e album de sa longue et prolifique carrière (incluant les multiples Greatest Hits). Joint dans un autre fuseau horaire, le principal intéressé nous parle de Bono, des femmes, de l'âge, de la reine Élisabeth et de ce disque «plus personnel», produit par le duo britannique Future Cut.

Q Vous cosignez huit chansons sur 24 Hours. C'est étonnant parce qu'on vous connaît surtout comme interprète. Pourquoi soudainement?

 

R La nécessité. Quand j'ai commencé ce projet d'album, j'avais besoin de nouvelles chansons et celles qu'on me proposait me plaisaient plus ou moins. On m'a suggéré de les écrire moi-même. De participer au processus d'écriture. Mais le vrai déclic a été ma rencontre avec Bono, à Dublin. Je lui ai demandé de faire une chanson, et il m'a dit O.K. si elle parle de toi. Alors je lui ai donné un tas d'informations sur ma vie, mon enfance au pays de Galles, tous les emplois que j'ai eus avant de percer... Il m'est arrivé avec la chanson Sugar Daddy, où on retrouvait texto certaines choses que je lui avais dites. Je me suis dit, si ça marche avec lui, pourquoi pas avec d'autres?

Q Avez-vous fonctionné de la même façon avec vos autres collaborateurs?

R Je donnais les lignes, les informations aux auteurs. Qui les reprenaient parfois mot à mot. La plupart ont souligné ma contribution. Sauf Bono. Quand je lui ai demandé si j'aurais une partie des droits d'auteur, il a dit non!

Q Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de participer au processus d'écriture?

R Parce qu'avant, c'était moins essentiel. On me donnait de bonnes chansons. Des chansons parfois faites sur mesure. Delilah a été écrite pour moi par Barry Mason et Les Reed. Même chose pour What's New Pussycat, de Burt Bacharach. Mais ces dernières années, on me faisait moins de fait sur mesure. Quand une chanson était écrite pour moi, on tombait toujours dans le cliché du Tom Jones sexy. Vulgairement sexy. Rien de très intelligent. Alors je n'ai pas eu le choix! Cela dit, j'avais déjà coécrit quelques chansons avec Gordon Mills, mon premier agent. Je pense à And I tell the Sea et surtout Look at my Window, une chanson up tempo que les DJ échantillonnent aujourd'hui.

Q Lisa Geen, Nicole Morier, Kara DioGuardia: à part Bono et The Edge, tous les collaborateurs de l'album sont des femmes. C'était voulu?

R Oui.. euh, je veux dire non! (rires). Je ne savais pas avant de les voir entrer dans le studio. Elles avaient été embauchées par ma compagnie d'éditions.

Q Vous ne pouvez vraiment pas échapper au sexe faible!

R Il semble que non... Dieu merci!

Q La chanson-titre du disque (24 Hours) parle d'un homme qui attend dans le couloir de la mort. C'est un thème peu habituel pour Tom Jones, non?

R Oui et non. J'avais déjà abordé le sujet dans Green Green Grass of Home, un de mes plus grands succès. Tout le monde connaît le refrain. Mais peu de gens se souviennent qu'un segment de la chanson parlait d'un condamné à mort. Lisa Green était fascinée par ce passage et elle voulait s'en inspirer pour faire un texte. J'ai dit d'accord, pourvu que ce ne soit pas trop morbide!

Q Vingt-quatre heures, c'est aussi le temps que dure une journée. À quoi ressemble une journée typique dans la vie de Tom Jones?

R Il n'y a pas de journée typique pour moi. Tout dépend de ce que je suis en train de faire. Aujourd'hui, je suis à Rome. J'ai fait des interviews toute la matinée et je m'apprête à aller répéter pour une émission de télé. Demain, je retourne à Los Angeles où je vais plutôt relaxer. Me coucher tard et me lever tard. Aller au gym? Pas vraiment. Avant, je joggais, mais j'ai arrêté à cause de mes problèmes de genoux.

Q Vous avez maintenant 68 ans. Y a-t-il d'autres choses que vous ne pouvez plus faire à votre âge?

R Je ne suis plus aussi rapide et physiquement, je n'ai plus autant d'énergie quand je suis sur scène. Je bouge encore, mais c'est devenu moins facile de chanter et de danser en même temps. Même les jeunes n'y arrivent pas, c'est pour ça qu'ils font du lipsynch. Dans mon cas, plus je vieillis, plus je dois chosir l'un ou l'autre. Je préfère me concentrer sur le chant.

Q En 2006, Vous avez été fait chevalier de l'Empire britannique. Qu'est-ce que change dans une vie?

R Pour être honnête, je n'y pense jamais à moins que quelqu'un m'en parle! Mais je me souviens que j'étais très fier, au moment où je me suis agenouillé devant la reine. J'aurais voulu que mes parents soient encore en vie pour voir ça...

 




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