Le Canadien Leonard Cohen, qui a fait son retour sur scène en juin après quinze ans d'absence, s'installe pour trois soirées à l'Olympia à Paris de lundi à mercredi, après s'être déjà produit à deux reprises en France en juillet, à Lyon puis au Nice Jazz Festival.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Ces trois soirées parisiennes affichent complet depuis longtemps, malgré le prix exorbitant des billets, de 95 à 161 euros. Ce sont des raisons financières qui ont poussé Cohen, 74 ans, à remonter sur scène pour cette tournée mondiale, puisqu'il a été ruiné par son ancienne manageuse, Kelley Lynch.Il a eu l'élégance de ne pas s'en cacher: «J'espère que malgré les prix gonflés (des billets) vous ne serez pas déçus», avait-il plaisanté en lever de rideau du concert donné fin juin dans sa ville natale de Montréal.

Et de fait, ceux qui ont pu y assister ont salué la qualité de ses prestations, de Montréal à Lyon en passant par les festivals suisse de Montreux ou espagnol de Benicassim.

Lors de concerts de près de trois heures, le poète canadien, en complet et chapeau de feutre sur la tête, a livré des interprétations intenses de ses classiques, dont «Hallelujah», «I'm your man» «So Long, Marianne», «Bird On A Wire» ou, bien entendu, la sublime et intemporelle «Suzanne», reprise en français par Alain Bashung dans son dernier album, «Bleu Pétrole».

Né dans le quartier anglophone de Westmount à Montréal en 1934, Leonard Cohen a publié des ouvrages de poésie avant de se lancer dans la chanson en 1967, avec un premier album intitulé «Songs of Leonard Cohen», devenu depuis un classique.

Cette figure majeure de la musique s'est retirée dans un monastère bouddhiste près de Los Angeles de 1993 à 1999. Et après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, Cohen a cherché la tranquillité en Inde où il a passé un total de neuf mois.

Le chanteur à la voix grave et envoûtante a entamé sa tournée mondiale, la première depuis 1993, début juin à Toronto (Canada).