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U2 au Centre Bell: d'expérience, d'innocence et d'effets spéciaux

U2 demeure aujourd'hui un groupe généreux et pertinent... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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U2 demeure aujourd'hui un groupe généreux et pertinent pour son public fidèle, toujours au rendez-vous.

Photo André Pichette, archives La Presse

À défaut d'être le phare qu'il fut pendant les deux premières décennies de son existence, malgré les montagnes de fric engrangées, en dépit de l'agacement que peut susciter l'humanisme pompeux et prêchi-prêcha de son chanteur, U2 demeure aujourd'hui un groupe généreux et pertinent pour son public fidèle, toujours au rendez-vous. Difficile de conclure autrement, au terme de cette première de deux soirées consécutives menées par le fameux groupe dans un Centre Bell comble.

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Un immense écran rectangulaire occupait le centre du parquet, autour duquel des milliers de fans s'étaient massés.

Photo André Pichette, La Presse

Qui plus est, le quartette irlandais s'impose encore parmi les plus raffinés et visionnaires, côté projections et effets spéciaux dernier cri. Voyons voir avant que le spectacle commence : un immense écran rectangulaire occupe le centre du parquet, autour duquel des milliers de fans sont massés, et aux extrémités duquel deux scènes sont érigées et de plus modestes écrans déployés.

Incessamment, des rockeurs d'expérience en émergeront afin de nous balancer deux douzaines de chansons d'expérience, dont huit du nouvel album... Songs of Experience, inutile de le souligner.

It's a Beautiful World, gracieuseté de Noel Gallagher's High Flying Birds, hante l'amphithéâtre, la pénombre s'installe, fusent les cris de contentement. On perçoit les premiers fragments de Love Is All We Have Left. Une silhouette se confond derrière l'écran central, Bono apparaît en chair et en os lorsque la structure s'élève. Saisissant ! La ballade complétée, The Blackout dévoile le quartette entier sous la structure audiovisuelle. Le beat résonne sur cette passerelle intégrée à l'écran, à travers lequel le groupe peut se fondre dans les projections. Innovant !

SUR LA MÊME SURFACE

Comme un balancier, la passerelle centrale s'incline de gauche à droite, de droite à gauche, et finit par se stabiliser au sol pendant que le groupe s'installe sur la scène principale et accompagne le chanteur dans l'exécution de Lights of Home, troisième titre de suite tiré du nouvel album. Les quatre Irlandais se retrouvent alors sur la même surface. Ils reprennent I Will Follow, rendue publique il y a 38 ans sur Boy, enchaînent avec Gloria, sortie en 1981 sur October.

The Edge nous sert un enchaînement de riffs dont il a le secret, le batteur Larry Mullen Jr. et le bassiste Adam Clayton génèrent ce puissant et singulier groove rock qu'on connaît de U2.

La foule est prête à accueillir Beautiful Day, nous voilà en 2000. Puis retournons en 1980, Bono explique le contexte de The Ocean, chanson inspirée à la fois d'un texte d'Oscar Wilde (The Picture of Dorian Gray) et de souvenirs familiaux. Immergée par des images aquatiques, cette chanson calme est suivie d'Iris (Hold Me Close), composée en 2014 et dédiée à la défunte mère de Paul Hewson.

Le rock U2esque bat son plein avec Cedarwood Road, illustrée par un superbe film d'animation et une petite marche effectuée par The Edge sur la passerelle centrale. On aura droit à une apparition de feu David Bowie dans les images... Cette odyssée multimédia se poursuit avec la projection d'un paysage de révolution industrielle, surplombant les quatre musiciens alignés au centre de l'amphithéâtre. C'est l'heure de Sunday Bloody Sunday, tirée de l'album War (1983), triste évocation du conflit nord-irlandais dans les années 70.

LE DÉLUGE

À l'autre extrémité du parquet, Bono entonne Until the End of the World (Achtung Baby, 1991), pendant que The Edge s'exprime derrière les grillages de la structure centrale. La chanson se conclut par un déluge, désastre naturel, images dystopiques subtilement réalisées. Le superbe film d'animation se poursuit et se conclut avec le déménagement complet du band sur la seconde scène, à l'autre bout de la passerelle.

Uno, dos, tres, cuatro... U2 fait exploser Vertigo. Coiffé d'un haut-de-forme, Bono est au sommet de sa forme vocale, force est d'observer. Une homélie du révérend sur les notions d'innocence et d'expérience le conduit à présenter ses collègues avec fierté, et ensuite à chanter Desire, un grand cru de l'album Rattle & Hum, sorti en 1988.

Paul Hewson nous convie ensuite à une visite de ses démons, s'amuse à nous suggérer des scénarios catastrophes où dominent la luxure, la vanité, la perversité, le tout ponctué de ricanements.

Il pleut des cordes sur le grand écran, un bourdonnement de guitares laisse émerger la mélodie d'Acrobat, tirée d'Achtung Baby.

Campée par Bono, la fiction d'une déclaration amoureuse précède la version acoustique de You're the Best Thing About Me, puis la machine remonte le temps jusqu'en 1997, époque de l'opus Pop - et de la fin de la vie créative de U2, avons-nous noté depuis lors. C'est néanmoins le moment d'écouter la ballade Staring at the Sun, entonnée en duo acoustique Bono/The Edge. On voit alors des images pour le moins inquiétantes de l'extrême droite américaine, le feu de camp fait alors place à The Unforgettable Fire et à son fameux hymne Pride (In the Name of Love), servi comme antidote à la haine et à l'intolérance. Comptez sur le père Bono pour nous ramener sur le droit chemin ; en témoigne un autre prêche servi au milieu de la chanson, cette fois évoquant Martin Luther King.

MONTRÉAL EN TOILE DE FOND

Le voyage se poursuit avec Get Out of Your Own Way, qui aurait pu être écrite dans les années 80

Et on nous lance American Soul, version alternative de XXX, enregistrée de concert avec Kendrick Lamar pour l'album Damn. On se dirige vers la fin, des images du centre-ville de Montréal constituent la toile de fond de City of Blinding Lights, chanson extraite de l'album How to Dismantle an Atomic Bomb (2004).

Pour les rappels, U2 choisira d'abord l'incontournable One, d'Achtung Baby, précédée d'un fragment féministe de Women of the World. Le groupe jouera d'audace en concluant ces plus de deux heures par l'interprétation des récentes Love Is Bigger Than Anything in Its Way et 13 (There Is a Light). Chansons d'expérience, il va sans dire.

Programme

Love Is All We Have Left (Songs of Experience)

The Blackout (Songs of Experience)

Lights of Home (Songs of Experience)

I Will Follow (Boy)

Gloria (October)

Beautiful Day (All That You Can't Leave Behind)

The Ocean (Boy)

Iris (Hold Me Close) (Songs of Innocence)

Cedarwood Road (Songs of Innocence)

Sunday Bloody Sunday (War)

Until the End of the World (Achtung Baby)

Elevation (All That You Can't Leave Behind)

Vertigo (How to Dismantle an Atomic Bomb)

Desire (Rattle & Hum)

Acrobat (Achtung Baby)

You're the Best Thing About Me (Songs of Experience)

Staring at the Sun (Pop)

Pride (In the Name of Love) (The Unforgettable Fire)

Get Out of Your Own Way (Songs of Experience)

American Soul (Songs of Experience)

City of Blinding Lights (How to Dismantle an Atomic Bomb)

RAPPELS

One (Achtung Baby)

Love Is Bigger Than Anything in Its Way (Songs of Experience)

13 (There Is a Light) (Songs of Experience)




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