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Vincent Vallières et Isabelle Boulay: un concert improbable

Vincent Vallières et Isabelle Boulay... (Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Vincent Vallières et Isabelle Boulay

Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse

C'était un concert hautement improbable comme l'a répété plus d'une fois Vincent Vallières avec cet humour teinté d'autodérision dont il a le secret. Cette rencontre d'hier soir entre, d'une part, le gars de 34 ans de Sherbrooke qui tripe Neil Young et Dylan et, de l'autre, l'OSM et son chef-orchestrateur-compositeur Simon Leclerc était en effet étonnante à plusieurs égards. Improbable, étonnante et pas mal plus intéressante que la moyenne des mariages, trop souvent forcés, entre la pop et le symphonique.

Comme il l'a chanté en début de programme dans Entre partout et nulle part, Valllières s'est permis le temps d'un soir de «rêver quitte à perdre [ses] repères». Quitte à mettre de côté sa guitare acoustique qu'il avait pourtant apportée à la Maison symphonique pour faire confiance et s'abandonner aux orchestrations somptueuses de Leclerc.

C'est tout juste s'il a repris sa guitare «dans le dos de Simon Leclerc» pour chanter avec son invitée Isabelle Boulay le duo qu'elle lui avait réclamé sur Laura.

Vallières a eu l'intelligence et l'audace de se mettre à nu sans la guitare de Langevin et sa section rythmique. Sa voix était touchante de vulnérabilité et ce contexte différent permettait de mieux goûter ses textes simples et sensibles.

Le ti-cul en lui souriait à belles dents, se dandinant, battant la mesure de la main gauche, puis dansant et levant les bras tel un maestro pendant l'envolée orchestrale d'A Day In The Life des Beatles, son fantasme d'adolescence qui a clos bellement la première partie.

Avec sa voix qui sait «tuer la solitude», dixit Vallières, Isabelle Boulay a trouvé un complément idéal dans cet orchestre avec lequel elle a chanté Avec le temps comme il y a quelques années, ainsi qu'Aranjuez mon amour et Le vaisseau d'or.

Oui c'était un concert hautement improbable, deux heures au cours desquelles on a entendu du Vallières, du Félix, du Ferré, du Lennon-McCartney, du Nelligan et du Miron - Avec toi, lu par Vallières sur un accompagnement orchestral. Hautement improbable comme cet emprunt à Mahler, la plus longue pièce au programme par une bonne marge, que Leclerc et l'orchestre nous ont servie avant que la vedette de la soirée ne revienne chanter On va s'aimer encore, son hymne transgénérationnel salué par des «hon...» émus et des applaudissements nourris.

Vallières et ses complices sont revenus saluer plusieurs fois ce public généreux qui a sans doute voulu ainsi les remercier pour cette soirée où la beauté et la simplicité ont fait bon ménage avec une certaine audace.




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