Daniel Dewan Sewell offre ici l'un des albums hip-hop les plus percutants de 2016. Atrocity Exhibition est traversé par l'anxiété, la dépendance, la dope, le sexe, l'isolement, les troubles psychologiques... Vue imprenable sur les gravats d'une Amérique déglinguée, sorte de documentaire-fiction à la sauce (Danny) Brown.

Mis à jour le 12 oct. 2016
Alain Brunet LA PRESSE

Pour illustrer son propos, le rappeur de Detroit a choisi des sons, rythmes et emprunts stylistiques peu communs, ce qui nous mène une fois de plus à observer que le genre auquel on associe ce très doué MC demeure l'expression populaire la plus imaginative et la plus progressiste en musique.

Danny Brown y fait de nouveau appel au réalisateur britannique Paul White qui joue un rôle central dans les choix de ces sons inspirés du post-punk, du rock industriel ou de l'électro.

Black Milk a pour sa part coordonné les apparitions de Kendrick Lamar, Ab-Soul et Earl Sweatshirt sur la pièce Really Doe. Complètent le casting le Sud-Africain Petite Noir, le Britannique Evian Christ, les Américains The Alchemist et Playa Haze.

C'est dire la qualité de l'opus...

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HIP-HOP. Atrocity Exhibition. Danny Brown. Warp.