Claude Bégin a longtemps besogné dans l'ombre pour mettre en lumière des talents collectifs (Accrophone, Alaclair Ensemble) ou parallèles (Karim Ouellet, Boogat, Webster).

CHARLES-ÉRIC BLAIS-POULIN LA PRESSE

Cette fois, le multi-instrumentiste a choisi de se mettre à nu, en valeur, et donc en danger. Bégin est tout sauf beige sur Les magiciens, kaléidoscope d'instruments (trompette, violoncelle, flûte, guitares), d'influences (folk, soul, électro, rock) et de rythmes. Un lourd bagage bien dissimulé sous les traits d'une pop radiophonique accessible et faussement générique.

La maîtrise mélodique du musicien est indéniable, mais persiste au fil des écoutes une impression de flottement, un certain manque de profondeur et de fil conducteur qui empêche l'immersion totale. Un premier album riche et soigné, mais dont la réelle pertinence nous apparaît mitigée.

À écouter : Les magiciens



POP

Claude Bégin

Les magiciens

Coyote Record

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