Ce n'est pas parce que l'album s'appelle Ronds-points que Canailles tourne en rond, ou qu'il tourne les coins ronds. Au contraire, sur ce deuxième album, les huit boute-en-train de la formation montréalaise folk «bluecrass» font un pas en avant grâce à des arrangements plus raffinés et un meilleur partage des tâches.

Mis à jour le 21 avr. 2014
Charles-Éric Blais Poulin LA PRESSE

La voix chaude de Daphnée Brissette, qui exhume les pires lendemains de cuite, s'estompe à la faveur d'autres talents du collectif.

Côté texte, l'album offre quelques incursions au-delà du premier degré auquel nous a habitués Manger du bois. Mais les fans les plus fêtards peuvent ne pas dormir en paix: Canailles organise de nouveau «un surprise à l'ennui». Que la faune de personnages se «gargarise au scotch» ou «se squeeze la poche», les 12 chansons sacrifient souvent le bon goût, mais jamais le plaisir.

À écouter: Coeur de gawa