Hautes aspirations esthétiques: Jeff Koons et Robert Wilson admis dans l'entourage de Lady Gaga afin qu'elle injecte de sa pop dans l'art contemporain.

Publié le 17 nov. 2013
ALAIN BRUNET LA PRESSE

Ce qui n'exclut aucunement la méchante machine de pub et la stratégie médiatique archi-fignolée, striptease intégral et autres provocations à l'appui. Voilà pour le cirque et les concepts. Musicalement? La superstar n'a pas encore créé son gros album depuis sa propulsion en 2008. Cet Artpop n'est pas vilain pour autant.

Comme prévu, l'approche y est frondeuse, très énergique, ne manque pas de rugosité. La chanteuse et ses coréalisateurs puisent dans le R&B et l'eurodance, mais préconisent une synthpop corrosive, musclée, aérobique.Tous ces Madeon (Hugo Leclerq), Zedd, Red One, DJ White Shadow, Nick Monson, Dino Zisis, Rick Rubin et autres David Guetta concourent à donner du relief à cet Artpop, dont l'objet littéraire se résume aux plaisirs du corps, à l'oisiveté, à l'hédonisme, aux plaisirs de la chair, à l'obsession d'être contemplée et applaudie.

À écouter: Applause

POP

Lady Gaga

Artpop

Interscope

***1/2