Avec le très bel opus Too Beautiful to Work en 2011, le groupe The Luyas s'était taillé une place de choix au sein de l'élite indie anglo-montréalaise.

Alain Brunet LA PRESSE

Moins de deux ans plus tard, ce nouvel Animator est-il trop collé sur l'album précédent? Pas vraiment, mais... le groupe se trouve dans le même cycle de création. Sorte de musique de chambre pour musiciens rock capables de jouer en 5/4 (Traces) et cette instrumentation qui n'est plus jugée atypique (batterie, cor, violon, claviers, électroniques, guitares, etc.).

En fait, l'évolution se trouve dans le détail. De prime abord, cela n'est pas évident. La tension entre ce langage orchestral apprivoisé et la voix susurrée de Jessie Stein reste au coeur de l'identité des Luyas. C'est beau, soyeux, élégant, délicat, recherché. La complexité se cache derrière la douceur de la soliste et de ses propos impressionnistes.

À télécharger: Fifty Fifty

ROCK INDIE

The Luyas

Animator

***1/2

Dead Oceans