Depuis quelques années déjà, à l'exception des retrouvailles avec The Police, Sting fait dans la musique dite sérieuse et enregistre chez Deutsche Grammophon.

Alain de Repentigny LA PRESSE

Après ses reprises de chansons d'un compositeur et luthiste du XVIe siècle et son disque de Noël pas comme les autres, voilà qu'il soumet ses propres chansons au traitement symphonique comme il va le faire ce soir au Centre Bell. Le résultat? Couci-couça.

Les chansons les plus obscures sont pour la plupart les meilleures comme You Will Be My Ain True Love, plus folklorique que symphonique, et The End of the Game, où le mariage entre l'orchestre et le groupe de Sting fonctionne vraiment. Même constat pour I Hung My Head, l'une des plus réussies, où l'harmonica country fait bon ménage avec les cordes. Le rock de Next To You de The Police se prête étonnamment bien à ces nouveaux habits, mieux en tout cas que Every Little Thing She Does Is Magic, qui y perd sa saveur, et la millionième version de Roxanne.

D'autres ressemblent à s'y méprendre aux chansons d'origine comme Englishman In New York et We Work The Black Seam, interminable. Tout compte fait, Symphonicities n'ajoute rien d'essentiel au répertoire de Sting.



Extrait: The End Of the Game



POP

Sting

Symphonicities

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Deutsche Grammophon/Universal