Dur, dur d'être un Dylan. Il nous faut compatir avec le jeune Jakob; comment choisir la voie de la chanson sans être, inévitablement, désavantageusement, par la force des choses, comparé à papa, l'un des plus grands auteurs-compositeurs que l'Amérique ait donné?

Philippe Renaud, collaboration spéciale LA PRESSE

De notre point de vue, il faut rester magnanime et reconnaître que fiston a un talent certain, qui semble s'exprimer plus librement en solo qu'à l'époque des Wallflowers. Women + Country, deuxième effort au titre ma fois assez limpide, est cette fois réalisé par l'illustre T Bone Burnett, maître es musiques de racines nord-américaines (Seeing Things, lancé en 2008, était réalisé par Rick Rubin) qui a travaillé sans véritable éclat avec le matériel alt-folk-country-pop que Jakob Dylan lui a soumis. C'est joli, trop propret peut-être, et l'album coule de façon linéaire en réservant à l'occasion quelques moments de franche félicité, comme They've Trapped Us Boys, guillerette chanson country cadencée sur laquelle vogue, avec écho, la guitare twang de Mark Ribot, qui brille sur la majorité des chansons du disque. Les choeurs de Neko Case et Kelly Hogan ajoutent aussi une belle touche à ces chansons légères.

Extrait: They've Trapped Us Boys

FOLK

JAKOB DYLAN

Women + Country

***

Columbia/

Sony-BMG