Il disait que le Chicago blues n'existait pas, que le blues y était simplement arrivé un jour, comme lui en 1950.

Publié le 20 févr. 2010
Daniel Lemay LA PRESSE

Il a appris la guitare, ratissé le West Side et, un soir, Muddy Waters l'a fait monter sur scène. «Ladies and gentlemen, Luther Allison!» Puis il y eut l'Europe où les bluesophiles s'entichèrent de ce grand Noir moins en quête de fans que d'amis. Le 5 juillet 1997, le Métropolis était plein d'amis, justement, en ce dernier samedi du 18e Festival de jazz où Luther Allison se produisait en première partie de Buddy Guy. Entouré par le James Solberg Band (guitare, B3, basse, drums), Luther Allison a marché, en sueur comme toujours, sur cette frontière floue entre l'ivresse et l'abîme, criant ses histoires de vie, grandes et petites.

Le 9 juillet, il donnait son dernier concert et, un mois plus tard, il était mort. Ceci est la dernière performance enregistrée d'un maître du blues: dix pièces sur le CD, ses compositions pour la plupart, et huit sur le DVD (la pochette n'en mentionne que sept: attention au décalage). Au-delà de sa valeur historique, ce document montre l'homme, le musicien transcendant sa propre légende.

Extrait: Low Down and Dirty

BLUES

LUTHER ALLISON

SONGS FROM

THE ROAD

RUF

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