Jacques Higelin est toujours ce même saltimbanque devant l'Éternel. Le coup de foudre pour ce grand artiste parisien (le mien en tout cas) a eu lieu dans les années 70.

Publié le 20 févr. 2010
Alain Brunet LA PRESSE

En 2010? La suite des choses, la continuité : soubresauts, gambades et folâtreries sont toujours au menu de maître Jacques. En 2006, il avait eu le pif de choisir pour réalisateurs Rodolphe Burger et Dominique Mahut (l'album Amor Doloroso). En 2009, il est retourné sur les hauteurs de Sainte-Marie-aux-Mines dans la ferme de Burger reconvertie en studio. Pour refaire le tourbillon qu'on lui connaît, avec des emballages renouvelés par ses collaborateurs chevronnés. Au menu, les rimes proverbiales d'Higelin.

De très bons flashs de littérature chansonnière peuvent encore émerger des buissons, comme ce fut toujours le cas. La variété des genres est plus ou moins la même, toujours aussi éclatée : rock, funk, jazz primitif, polka, country, easy listening, bluegrass. La voix, elle, se dissimule davantage sous les cendres de cigarette... À 69 ans, c'est normal! Ce qu'on apprend de neuf dans cet album, c'est surtout le travail du tandem Burger-Mahut, fait sur mesure pour la personnalité d'Higelin... Et un répertoire fait sur mesure pour ce grand artiste de la scène.

Extrait: Coup de foudre

Chanson rock

Jacques Higelin

Coup de foudre

Capitol/EMI

***1/2