Dans les pires idées que peut avoir une maison de disques, celle de présenter un artiste mystère est presque aussi mauvaise que celle de produire un groupe dont le nom est composé de chiffres ou de signes typographiques.

Publié le 20 févr. 2010
Marie-Christine Blais LA PRESSE

Audiogram remporte la palme : elle a d'abord lancé cet album d'un chanteur du Nouveau-Brunswick sous le «nom d'artiste» 064 027 123 627. Elle vient de le relancer parce que c'est peut-être plus facile, hein, de l'appeler par son nom, soit Alan Coe? Quoi qu'il en soit, ça ne donne pas un album anglophone beaucoup plus intéressant. Certes, l'auteur-compositeur-interprète a une voix très singulière, plus précisément un timbre de femme qui rappelle celui de Dolly Parton. Mais c'est peu pour retenir l'attention.

Une chanson, c'est bien, deux, c'est correct, trois, ça ennuie un brin... Ce n'est pas mal fait, c'est même sympathique. Mais ce folk-rock très «Canada anglais profond» n'a aucun écho ici, pas plus dans la communauté francophone qu'anglophone. C'est juste un autre disque fait avec l'aide financière de FACTOR (fondation privée de soutien au développement de disques indépendants canadiens), pas mauvais, mais tout simplement hors d'ordre.

Extrait: I've Been Known To

Folk rock

Alan Coe

Midnight Story

Audiogram/

Select

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