L'aile gauche du rock progressif ne bat pas de l'aile, force est de le constater à l'écoute de Miriodor, notre groupe-phare en la matière.

Alain Brunet LA PRESSE

Le nouvel opus de cette formation québécoise est sans contredit de classe mondiale, propose ses propres réformes tout en s'inscrivant dans cette tradition qui s'échafaude depuis les années 60.

Beaucoup plus proches de l'esthétique rock que de celle du jazz, les mesures composées renvoient à une vision plus occidentale du rythme, voire balkanique (bulgare, hongroise, etc.), le tout actionné par Rémi Leclerc, un batteur excellent dans le genre, ainsi que par Nicolas Masino, qui fait preuve d'une droiture exemplaire à la basse. Même lorsque les instruments à vent sont invités au repas de Miriodor (Pierre Labbé et Marie-Chantal Leclair, saxophones, Maxime Saint-Pierre, trompette), on n'a pas l'impression que les choses se jazzifient.

Il s'agit tout simplement d'une autre musique, point à la ligne. Complexes et bien de notre temps malgré les références au «vieux» prog, les propositions mélodiques et harmoniques de cette formation virtuose se déploient à travers les claviers de Pascal Globensky et les guitares de Bernard Falaise - et une myriade d'instruments complémentaires.

 À écouter: Avanti!

Progressif/musique actuelle

Miriodor

Avanti!

Cunneiform Records

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