Après avoir déposé un minialbum en 2019, Julia Daigle, moitié du duo électro-pop Paupière, refait équipe avec le réalisateur Dominic Vanchesteing (Bernardino Femminielli) pour un premier album long, Un singe sur l’épaule.

Charles-Éric Blais-Poulin
Charles-Éric Blais-Poulin La Presse

Ses neuf titres atypiques, faits de pop baroque, de chanson gainsbourienne, de prog seventies et d’évocations médiévales, étonnent et envoûtent. Alors que la guitare basse de Maxime Castellon et la batterie de Guillaume Ethier assurent le rythme, des claviers libidineux se prêtent à une danse improbable avec des instruments comme la mandoline, le luth, le banjo, le bouzouki ou le waterphone.

Flotte au-dessus la voix susurrée de Julia Daigle, qui libère des mots souvent énigmatiques et équivoques, à moins qu’ils soient empruntés à un poème de René Chopin. « Si tu vois là-bas, sur la haute colline / Le Soleil résigné qui rougeoie et descend / Sache que c’est mon cœur qui d’amour s’illumine / Et crève brusquement comme une outre de sang. »

La chanteuse propose un premier album riche, sinueux et luxuriant, nourri par des collaborateurs de grand talent. Ce n’est pas encore clair, cela dit, si les mélodies nous y ramèneront souvent ou de manière ponctuelle.

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Un singe sur l’épaule

Pop

Un singe sur l’épaule

Julia Daigle

Lisbon Lux Records

½