Le départ soudain d’un monument du rap vient toujours avec son lot de profonde tristesse et de nostalgie face à l’univers qui disparaît avec l’artiste. De la fin abrupte de DMX survenue en avril dernier émane une histoire de rédemption inachevée. Le rappeur sagace a un vécu troublé et troublant que même la réussite professionnelle n’a pu apaiser. Mais on y pense moins en écoutant son album posthume.

Mayssa Ferah
Mayssa Ferah La Presse

DMX, sans le savoir, nous invite à son dernier party et présente une tranche de vie banale qui n’arrive pas à la cheville de ses opus précédents. Si le rappeur avait su qu’il allait tirer sa révérence, il aurait certainement fait autrement. L’album – tricoté de son vivant et dédié à son jeune fils Exodus – est signé par son fidèle collaborateur et ami de toujours, Swizz Beatz. Il y est accompagné d’une ribambelle de grands noms du rap (JAY-Z, Nas, Lil Wayne, Snoop Dogg, the Lox, Usher).

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Même si le piano et la batterie forment des harmonies entraînantes, ils sonnent comme un produit et non pas comme de la musique. On ne retrouve pas dans Exodus la fougue originale du New-Yorkais. Il garde toutefois sa plume sensible introspective et philosophe, celle d’un des rares rappeurs à accepter sa vulnérabilité et ses démons.

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