Avant le succès qu’on lui connaît, J. Cole se réveillait chaque jour au petit matin pour écrire et parfaire sa rime.

Mayssa Ferah
Mayssa Ferah La Presse

Pour le rappeur de Caroline du Nord, le rap est un sport de haut niveau. D’où sa prose méticuleuse, calculée, mature. Ses couplets complexes et profonds lancés avec aisance donnent l’effet de petits labyrinthes, dont il connaît le chemin par cœur. « One more time before I leave, let me try to reach new heights », explique-t-il dans Applying Pressure, minidocumentaire lancé plus tôt cette semaine. « Ces cinq dernières années ont été un combat contre le confort. Quand tu atteins ce niveau de confort, c’est le moment où beaucoup de rappeurs en vue frappent un mur. Le fruit de ton labeur se retourne contre toi. »

De retour trois ans après le très réussi KOD, J. Cole met la barre toujours plus haut. Le ton est différent, Jermaine est plus confiant. Il parvient à ne pas être moralisateur comme dans ses opus précédents.

Il est rassembleur et triomphant dans 95 South. Au sommet de son art dans amari.

Un fabuleux raconteur d’histoire au flow impeccable dans punchin’.the.clock.

En duo avec 21 Savage dans m y. l i f e, il explore les coins plus sombres du passé, une enfance dans la violence et la pauvreté, des amis plongés dans les méandres du hood. Ses couplets sont puissants et aiguisés et chaque jeu de mots fait office de coups de poing.

J. Cole s’est donné pour mission de faire un rap sérieux et réfléchi. On peut lui reprocher de ne pas faire de succès dansants et optimistes, certes. Mais on en redemande.

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IMAGE FOURNIE PAR DREAMVILLE

The Off-Season

Rap
The Off-Season
J. Cole
Dreamville
★★★★