Les Francouvertes vont clore ce lundi leur 25édition, qui a été présentée entièrement en virtuel, lors d’une finale très diversifiée. Petits portraits des trois finalistes.

Publié le 17 mai 2021
Josée Lapointe
Josée Lapointe La Presse

Calamine

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Calamine

Qui ?

Calamine, c’est le nom d’artiste de Julie Gagnon, 29 ans, qui, il y a quelques années, a troqué son atelier d’artiste visuel pour un local de musique. Un passage par le rock, un déménagement de Québec à Montréal, un coloc qui fait des beats, le goût des rimes, une fascination pour le rap, tout cela a ensuite mené à la naissance du projet Calamine.

Quoi ?

Dans son album intitulé Boulette Proof, lancé en novembre 2020, la rappeuse de « Hochelag » livre un hip-hop engagé, féministe, anticapitaliste, écologiste, mais pas dénué d’humour. « J’ai la fibre militante, mais il ne faut pas que ce soit comme un coup de poêlon dans la face ! », dit Calamine, qui rappelle que le rap est le langage du peuple. « Il vient de la rue, et j’essaie de conserver cet esprit-là. »

Bilan

Même si le concours s’est déroulé uniquement en virtuel, Calamine, dont la carrière a déjà le vent dans les voiles, ne regrette pas d’y avoir participé. « Ça nous a permis de roder notre spectacle, alors qu’il y a plein de bands qui ont eu zéro show cette année. Ça nous a donné de la visibilité, du soutien et une poussée dans notre élan, alors je suis juste reconnaissante. »

Ambre ciel

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Ambre ciel

Qui ?

Jessica Hébert, 28 ans, a fait du violon « une bonne partie » de sa vie et étudié en musicologie à l’Université de Montréal. Elle a lancé l'EP Vague distance sous le nom d’Ambre ciel en janvier.

Quoi ?

La musicienne qui se destinait à l’interprétation avait déjà commencé à composer, mais c’est après avoir assisté à un festival de musique en Islande en 2018 que tout s’est concrétisé. « Le vertige des distances, la musique qui respire, l’ambiance vaporeuse, c’est comme une essence que j’ai voulu mettre dans mon EP. » Les pièces d’Ambre ciel n’étaient pas faites pour le live et elle a dû les adapter pour les Francouvertes, où elle partage la scène avec cinq musiciens, dont une harpiste, alors qu’elle-même chante et joue du violon, des synthés et du clavier.

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Pourquoi ?

Les Francouvertes est son premier vrai concours. « C’est comme un défi. Je ne m’étais jamais aventurée dans la création, je trouvais ça risqué, instable, saturé. Je me disais : si je lance un projet, ça doit être pertinent à mes oreilles et ajouter quelque chose au milieu. » Il semble que c’est le cas, puisque la voilà en finale. « Me rendre là avec un projet de pop ambiant franco, je n’avais pas de preuve que ça se pouvait. »

Étienne Coppée

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Étienne Coppée

Qui ?

À 26 ans, Étienne Coppée a déjà participé à quelques rendez-vous de la relève, dont les Chansonneurs à Petite-Vallée, en 2019, et le Festival de la chanson de Granby, en 2020. Il a lancé l’automne dernier un premier EP, L’été indien de ta vie, et on a même entendu sa chanson Demain il fera beau lors de l’épisode final de M’entends-tu ?.

Quoi ?

Étienne Coppée fabrique des chansons d’amour folk-pop empreintes de douceur. Inspiré par les années 1970 en général – et Harmonium en particulier –, il privilégie les sons « organiques », joue du ukulélé sur scène et adore les harmonies. « J’essaie de donner aux gens le feeling qu’on est dans mon salon ou autour d’un feu. J’aime ce côté rassembleur. »

Bilan

L’auteur-compositeur-interprète rêvait des Francouvertes depuis trois ans, et il ne regrette pas de s’être inscrit cette année. « Je pense qu’il y a des gens qui ont décidé d’attendre à cause du contexte. Mais moi, mes planètes étaient alignées et je n’y vois que du positif. Pour lundi, j’ai juste le goût d’avoir du fun, surtout qu’on a des styles qui ne se comparent pas vraiment. Pour moi, en fait, cette finale reflète la bonne santé de la musique émergente au Québec. »

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