Il y a beaucoup de douceur dans les chansons de Laura Niquay. Et aussi de la retenue : quand son folk se rapproche d’une envie de rock, elle lève le pied. Même si la vie est dure, même si la vie est injuste, même si la vie peut être cruelle, l’artiste atikamekw cherche d’abord la lumière. Wactenamaci, titre de la chanson qui ouvre le disque, se traduit d’ailleurs par « illumine-moi ».

Alexandre Vigneault Alexandre Vigneault
La Presse

Sa quête n’est pas égoïste. La lumière qu’elle souhaite dans ses morceaux, qui ont parfois un aspect incantatoire, elle la veut pour la partager. Qu’on saisisse ou non les paroles – toutes en atikamekw –, on sent la générosité qui habite la voix posée et très enracinée de la chanteuse.

Ce chant, qu’elle mêle à quelques reprises à des bribes de chant traditionnel, est d’ailleurs la principale force de cet album tout en nuance et en beauté. Les guitares délicates, qui bercent ou qui pleurent, les cordes, les percussions diverses, tout est visiblement placé de manière à créer un écrin qui enveloppera la voix de la chanteuse, sans jamais lui voler la vedette.

Il suffit alors de se laisser porter par ces airs bizarrement réconfortants, même s’ils sont traversés par des mélancolies et des douleurs tamisées. Laura Niquay trouve ici un parfait point d’équilibre entre un indie folk intemporel et la mise en valeur de ses racines. « Je demande aux esprits de m’illuminer […], de me montrer toutes les portes-lumières de vie », chante-t-elle. On la suit les yeux fermés sur ce sentier lumineux.

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IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Waska Matisiwin

Indie folk
Waska Matisiwin
Laura Niquay
Musique nomade
Offert maintenant
★★★½