Le célèbre chanteur des Rolling Stones Mick Jagger a surpris son public, mardi, avec Easy Sleazy, une pièce à la fois légère et politiquement chargée, qui revient sur la pandémie et les complotistes.

Léa Carrier Léa Carrier
La Presse

Écrite et composée en un mois, Eazy Sleazy se veut une contemplation de la pandémie, dans toutes ses absurdités et ses tragédies, des surdoses d’écran et d’alcool aux théories du complot. « Way too much TV/It's lobotomising me/Think I've put on weight/I’ll have another drink then I’ll clean the kitchen sink », chante-t-il, sur la musique du guitariste Dave Grohl.

La deuxième partie de la chanson, qui fait référence à Bill Gates et aux flat earthers, s’attaque aux complotistes et aux anti-vaccins. « Shooting the vaccine Bill Gates is in my bloodstream/It's mind control/The earth is flat and cold it's never warming up. »

Le chanteur s’est confié au magazine Rolling Stone à ce sujet : « Il semble que même les gens que vous connaissez qui sont relativement sensés sur beaucoup de choses [sont complotistes]. J’ai plusieurs amis et relations qui se lancent dans ces choses qui ne sont pas… qui sont tout simplement irrationnelles. »

La chanson demeure malgré tout positive, avec un refrain qui entrevoit la fin d’une année, qui ne sera plus qu’un mauvais souvenir. « It’ll be a memory you’re trying to remember to forget. »