Sur Home, Rhye propose une musique planante, que la voix androgyne du chanteur porte à elle seule. Mais Rhye n’est pas que le timbre éthéré et fascinant de Mike Milosh. La beauté de cet album, ce sont aussi les arrangements orchestraux, les saveurs eighties ou R&B, les chœurs et la façon dont tous ces éléments cohabitent avec grâce.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

Le projet, que le Canadien mène seul depuis le départ du talentueux producteur Robin Hannibal, s’est bonifié. Après un premier album (Woman), qui a figuré sur la longue liste du prix Polaris en 2013, puis un autre (Blood) largement acclamé également, Rhye fait paraître Home, un disque complet et complexe.

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Écrit en 2019 et au début de 2020, soit avant que la COVID-19 ne frappe, cet opus se classe dans la catégorie des albums réconfortants dont on a besoin depuis le début de la pandémie, ceux qui viennent mettre un baume sur le quotidien. Il s’écoute et se réécoute. Il mêle la douceur à l’esprit de fête, l’ambiance méditative à l’allégresse. L’atmosphère vaporeuse rencontre les tons tout droit sortis des années 1980, parfois discrets, d’autres fois dominants et toujours bien dosés.

Sur un album sans collaboration, Rhye a fait appel au Danish National Girls’ Choir, que l’on entend dans la superbe introduction et la finale (frissons garantis), puis à certaines autres occasions au long du disque. La participation du chœur est chaque fois de toute beauté.

PHOTO FOURNIE PAR INDOOR RECESS.

Home, de Rhye

Rhye ne parle que d’amour, mais il le fait bien. Home, c’est en quelque sorte l’arrivée dans la relation qui nous fait sentir chez soi, là où l’on doit être. Il n’est pas question dans ces textes de peine d’amour, mais plutôt de tendresse, de désir et de passion. Ses refrains font du bien.

★★★★

Pop alternative. Home. Rhye. Last Gang Records.