La chanteuse Lady Gaga a marqué la cérémonie d’investiture du 46e président Joe Biden avec une interprétation sans faille de l’hymne national américain, clou de la cérémonie présentée sur les marches du Capitole, mercredi, dans la capitale Washington DC.

Pierre-Marc Durivage Pierre-Marc Durivage
La Presse

À la fois flamboyante et distinguée, la multiple lauréate de prix Grammy a trouvé le ton juste pour cet évènement solennel, entonnant le Star Spangle Banner avec émotion et puissance, en insistant sur la prononciation des mots, un peu à la façon de Barbra Streisand.

L’artiste new-yorkaise s’est présentée avec une robe au haut moulant noir sobre avec épaulettes, mais à la jupe rouge bouffante et ample, avec une traîne. Le tout était rehaussé d’une énorme broche en forme de colombe portée sur la poitrine et d’une natte plaquée sur le haut de la tête, mêlée d’un ruban noir.

Dans les jours qui ont précédé sa prestation, l’interprète de 34 ans a multiplié les messages sur les réseaux sociaux, rappelant l’importance pour elle de chanter l’hymne national de son pays, surtout à la lumière des récents évènements. « C’est un honneur pour moi de chanter notre hymne national pour tout le peuple américain, a-t-elle écrit sur Twitter. Je vais chanter pendant cette cérémonie, cette transition, ce moment de changement […] Pour moi, cela a une grande signification. »

Dans un autre gazouillis, elle a indiqué que son intention était « de reconnaître le passé, de contribuer à guérir le présent, et d’entrevoir avec passion un avenir où l’on travaillera tous ensemble, a-t-elle indiqué. Je vais chanter pour le cœur de tous les gens qui vivent dans ce pays.

À la veille de l’inauguration de Joe Biden, Lady Gaga a aussi déclaré qu’elle priait pour une journée « de paix pour tous les Américains. Une journée d’amour, non de haine. Une journée d’acceptation, non de peur. Une journée pour rêver à notre joie future en tant que pays. Un rêve non violent, un rêve qui apporte quiétude à nos âmes ».

Lady Gaga, qui avait chanté l’hymne national américain lors du Super Bowl de 2016, n’a jamais caché ses affinités avec le Parti démocrate et en particulier Joe Biden, soulignant sa victoire lors des primaires démocrates, mais aussi en incitant les électeurs à voter pour lui quelques jours avant les élections, en novembre dernier.

Pour la petite histoire, c’est la jeune Jackie Evancho, participante à l’émission America’s Got Talent, qui avait chanté le Star Spangled Banner lors de l’inauguration de Donald Trump en janvier 2017.

— Avec l’Associated Press et Variety

Rassembleuse Jennifer Lopez

Jennifer Lopez s’est plus que jamais faite la porte-voix des Latino-Américains lors de l’inauguration du président Joe Biden et de la vice-présidente Kamala Harris mercredi, s’adressant en espagnol à ses compatriotes au terme de son interprétation respectueuse d’un pot-pourri des chansons America the Beautiful et This Land Is Your Land, accompagnée par des membres du United States Marine Band.

Après l’hymne folk de Woody Guthrie, J. Lo a lancé avec enthousiasme ¡ Una nación bajo Dios, indivisible, con libertad y justicia para todos ! — que l’on peut traduire par « Une nation sous Dieu, indivisible, avec liberté et justice pour tous » — avant de conclure avec : Let’s get loud, phrase tirée de sa propre chanson à succès.

PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS

Jennifer Lopez

L’an dernier, lors du spectacle de la mi-temps du Super Bowl, la chanteuse new-yorkaise d’origine portoricaine avait aussi affiché son attachement à son héritage latin en s’habillant du drapeau du territoire américain des Antilles.

– Avec Yahoo Music

Garth Brooks plaide pour l’unité

PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, AGENCE FRANCE-PRESSE

L’étoile du country Garth Brooks

L’étoile du country Garth Brooks, qui avait refusé l’invitation du président Donald Trump il y a quatre ans en invoquant un conflit d’horaire, a cette fois accepté l’invitation de la première dame Jill Biden, assurant qu’il ne s’agissait pas « d’une déclaration politique, mais plutôt d’une affirmation d’unité ».

Après avoir chanté avec une émotion sentie une version a capella d’Amazing Grace, le chanteur de l’Oklahoma a invité le public à chanter avec lui le dernier couplet de l’hymne, en s’adressant directement à l’ensemble des Américains : « Je ne parle pas seulement des gens qui sont ici, mais aussi aux gens à la maison ; travaillons tous ensemble, unis. »

Remettant sur sa tête son éternel chapeau de cowboy, Garth Brooks a quitté la scène en serrant la main des président et ex-présidents Joe Biden, Bill Clinton et George W. Bush et en faisant l’accolade à Barack Obama.

La décision de Garth Brooks de chanter pour Joe Biden a toutefois suscité des remous, certains amateurs lui reprochant sur les réseaux sociaux d’avoir abandonné sa base.

— Avec People