La rappeuse montréalaise Naya Ali fait partie des cinq récipiendaires du tout premier Prix de la musique noire canadienne, une récompense assortie d’une bourse de 5000 $, a annoncé lundi la Fondation SOCAN.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

La distinction a été créée à l’automne « dans le but de récompenser et célébrer le mérite artistique des créateurs de musique issus des communautés noires. »

La musicienne d’origine éthiopienne s’est d’abord fait connaître grâce à un EP, puis a lancé le décapant Godspeed : Baptism (prelude) sous la bannière Coyote Records en mars dernier.

La rappeuse de 31 ans figure au côté de quatre récipiendaires qui évoluent dans la région torontoise : TOBi, RAAHiiM, Hunnah et Dylan Sinclair. Un jury et un comité consultatif présidé par le DJ et producteur Agile étaient chargés de faire le tri parmi 300 candidatures.

« Les morceaux soumis illustrent l’apport fondamental des communautés noires dans la musique et la culture au Canada, tout en contribuant de manière significative à l’inclusion sociale et économique », a déclaré la directrice de la Fondation SOCAN, Charlie Wall-Andrews, dans un communiqué.

Le Prix de la musique noire se veut une réponse « aux tensions raciales très médiatisées qui ont sévi au début de 2020 et à la problématique entourant le racisme systémique dans nos sociétés », notent les organisateurs.

Une modeste célébration virtuelle prendra la forme de courtes vidéos et photos sur le compte Instagram de la Fondation SOCAN, du 12 au 14 janvier.